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Lors de l’Atelier-débat du 20 janvier dernier en présence de notre invité d’honneur Olivier Lluansi, conseiller du Président de RTE, Denis Muzet , le fondateur de l’Institut Mediascopie a révélé la perception et les attentes des français sur les mots : transition et énergétique. Cet extrait vidéo rapporte la première partie de cet exposé.

1501MuzetDans les premiers instants, Denis Muzet partage la méthode de calcul de l’Institut avec le public et explique que les leaders prennent une grande responsabilité quand ils prononcent des mots pour partager des visions devant les Français.

1 – La transition énergétique : une expression encore mal comprise des Français ; mais promise à un bel avenir

L’expression transition énergétique est mal comprise et peu familière aux Français, qui toutefois l’“intuitent” favorablement. Très préoccupés par les questions énergétiques, ils attendent une “révolution” en la matière et imaginent même que notre salut économique pourrait venir de là.

Denis Muzet dissèque ainsi le premier mot : « si l’on étudie le mot « transition », il ne dit ni d’où l’on vient ni où l’on va. Il n’y a pas de cheminement. Le mot minore l’épreuve. Il sous entend une démarche progressive, il euphémise le phénomène ou il désimplique le citoyen ». M. Muzet poursuit : « il est nécessaire d’ajouter, à transition, l’adjectif énergétique. Et celui-ci n’est pas absolument clair sur le sens et donc pas compris d’un certain nombre de Français, qui l’associent spontanément au champ alimentaire (au sens de produits énergétiques) ». L’adjectif, en outre, banalise la transition. Comme l’ont montré d’autres études de l’Institut Médiascopie (notamment celle sur “Les mots de la Chimie”), les adjectifs (par exemple “chimique”) sont toujours moins bien notés que les substantifs, plus valorisants (à l’instar de “chimie”). L’emploi de l’adjectif “énergétique” et du mot “transition” est donc malencontreux. Il produit un double effet de minoration, là où les Français attendent une véritable révolution.

2 – En quoi consiste cette “révolution énergétique” tant attendue ?

Les Français ne souhaitent pas consommer moins car l’idée de “gaspillage”, extrêmement présente sur les questions de l’alimentation et de l’eau, est peu présente en matière énergétique. L’enjeu serait plutôt de trouver un système de production d’énergie illimitée et durable que de jouer sur la consommation. Mais ils attendent qu’on produise mieux !

Il faut dire que les énergies sont appréhendées sous un prisme affectif : leur classement se fait suivant l’aspect “naturel” des énergies (propreté / caractère durable). Ils distinguent ainsi “les mauvaises énergies” (pétrole, nucléaire, gaz fossiles) des “bonnes” (énergies renouvelables, mais aussi électricité et hydrogène). Dans la prochaine synthèse, nous reviendrons sur le désaccord de Jean Bergougnoux sur la fausse perception que l’opinion peut avoir de l’hydrogène. Néanmoins, aucune des solutions actuelles n’est considérée comme miracle ; et l’énergie révolutionnaire reste à inventer. Les Français souhaitent qu’on les aide grâce à l’isolation des logements et aussi à mieux consommer.

Une composante forte de la révolution énergétique imaginée par les Français tient dans l’idée d’une relocalisation de la production et de la consommation d’énergie.

3 – Composante essentielle de la transition énergétique : une relocalisation de la production et de la consommation

 

L’idéal d’indépendance énergétique de la France, promesse du nucléaire, est encore très présente dans l’esprit de nos concitoyens et constitue un point attendu. Au-delà, les Français rêvent d’un circuit-court de l’énergie : le futur est imaginé comme un échange entre de “petits producteurs d’énergie” qui revendraient à de “petits consommateurs”. Ainsi cette transition énergétique imaginée n’est pas seulement une transition d’une énergie à une autre, mais aussi d’un type de producteur à un autre…

Dans la prochaine synthèse, nous rapporterons les réactions de Monsieur Olivier Lluansi et des autres personnalités présentes dans la salle…

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Catégorie: Tribunes
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janvier 2015