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Monsieur Claude Imauven est en charge de la transition digitale depuis novembre dernier chez Saint-Gobain. Il a confié récemment sa vision à l’Usine Digitale que nous analysons ici. Notamment ce qu’il nomme le « digital manufacturing ».

Accélérer les projets et les regrouper

Claude Imauven

Il se trouve que M. Imauven occupe le poste de Directeur Général du groupe Saint Gobain et doit orchestrer toutes les initiatives numériques transversales afin de trouver des synergies entre les projets et accélérer leur « matérialisation » si je puis dire. Le Directeur voit les immenses opportunités que le traitement des datas disponibles vont apporter.

L’objectif le mieux partagé par tous les patrons du groupe est d’augmenter rapidement les ventes. Les produits communicants vont permettre de croiser les données sur des comportements d’achat et de proposer d’autres produits complémentaires en ligne. Ces patrons doivent imaginer avec leurs équipes une évolution de leur modèle économique avec des menaces concurrentielles qui arriveront de nouveaux acteurs.

M. Imauven définit  la disruption digitale comme : « ce que l’on nomme « ubérisation » part toujours d’un petit point d’inefficience dans lesquels peuvent s’engouffrer de nouveaux acteurs pour créer des business. »

Mais, pour le dire différemment, c’est une recherche des opportunités d’innovations qui seront développées par les équipes du groupe ou bien après la prise de participation de Saint Gobain, dans une startup.

D’ailleurs, Claude Imauven précise : « Nos matériaux sont dans tous les bâtiments, ou presque. L’enjeu est de les rendre intelligents. »

Car, avec des capteurs et des caméras intégrés dans toute forme de verre, le groupe pluri-centenaire saura récupérer des millions de datas pour connaitre mieux chaque jour les comportements des personnes dans leur habitat et offrir des services pour leur confort, leur sécurité, leur éducation ou leurs loisirs… On peut déjà regarder toutes les applications mobiles disponibles à télécharger. Pour donner un exemple, Saint Gobain développe d’ailleurs un objet connecté qui mesure le confort à la maison : le MC 350. Il transmet des paramètres comme la chaleur, l’humidité, la température, le bruit, la lumière… Le groupe a distribué ce capteur à ses salariés pour un test sur des milliers de foyers.

D’après le Directeur Général, « Le taux de satisfaction des gens ayant fait réaliser des travaux est inférieur à 50%. »

Ce constat soulève toutes les questions sur la formation continue des artisans et l’accès aux meilleurs solutions techniques, énergétiques et financières pour un chantier. Malgré les guichets de l’Ademe répartis depuis deux ans sur les territoires, les familles ne vont pas chercher le meilleur conseil et souhaitent l’entendre dans la bouche des maitres d’oeuvre.

Les projets à suivre

Concernant les projets à suivre, l’industriel souhaite se faire référencer dans la maquette numérique qui évolue dans un ecosystème collaboratif intéressant. Mais le « digital manufacturing » est un vrai enjeu, car les machines dans les usines produisent des données par millions (téraoctets de data). Il faut savoir les interpréter pour afficher des tableaux de bord devant les regards des cadres qui sauront initialiser des actions de productivité. La plupart des groupes externalise cette analyse des données avec des algorithmes mathématiques qui exigent des experts qu’il faut savoir trouver. Justement chez Saint Gobain, une équipe d’une dizaine de data scientists a été recruté pour apporter sa maitrise de programmation aux différentes Business Unit. On parle concrètement de maintenance préventive pour éviter des pannes de four, par exemple, qui peut coûter des millions d’euros.

Cette accélération numérique va permettre d’échanger avec le client pour devenir un vrai groupe B2B2C. Nous allons savoir anticiper le départ d’un client. Le groupe va modifier la manière de produire, mais l’horizontalité du management, l’autonomie des salariés libérés d’une forme de subordination n’est pas encore à l’ordre du jour.

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mai 2016