En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour mesurer l'audience de notre site.
FERMER

Faut-il prévoir d’acheter un soleil etranger pour notre mix énergétique?

énergie solaire
Par le |

Les panneaux photovoltaïques pourraient devenir le revêtement privilégié des nos toits mais aussi des murs urbains depuis la publication du décret du 13 juillet. La France ne se classe qu’au 5ème rang européen, tandis que l’Europe rassemble 80% des capacités mondiales photovoltaïques en 2010. Est-ce une contre-performance si les technologies actuelles sont essentiellement importées et consomment pas mal de co2 durant la production de ces panneaux (énergie grise).

Le désert africain semble inspirer nos investisseurs et les ministres comme Eric Besson qui a signé à Rabat le 11 juillet dernier un  accord de coopération entre les professionnels des EnR du Maroc et de la France. Si nous programmons à terme l’indépendance énergétique de la France, fondée essentiellement sur le nucléaire, avec des énergies nouvelles, pourquoi prévoir acheter dès aujourd’hui le soleil africain comme si nous savions que nous ne pourrions jamais accumuler assez d’énergie solaire dans l’hexagone pour satisfaire notre consommation intérieure?

Si les déserts de la planète reçoivent en six heures plus d’énergie solaire que n’en consomme l’humanité en une année, comme le rappelle Gérard Knies président de la fondation Desertec, nous devrions recevoir en une journée la consommation journalière des français sous notre latitude? M. Knies prévoit d’installer, du Maroc à l’Arabie saoudite, des centrales solaires et éoliennes couvrant, d’ici à 2050, 15% des besoins électriques européens ainsi qu’une partie des besoins des pays d’implantation.

L’énergie électrique d’origine solaire aurait crû de 36 % par an entre 1999 et 2009 avec le photovoltaïque selon un article paru dans Investir.fr . La plus forte croissance du mix énergétique devant l’éolien. La récente décision du gouvernement en juillet d’accompagner les investissements en photovoltaïque de manière plus encadrée semble un signe encourageant pour les projets industriels, la contribution à la recherche et l’environnement.

Comme le rappelait le Pdt. Jean Bergougnoux lors de la conférence de présentation d’équilibre des énergies, il y a encore beaucoup à inventer autour du photovoltaïque. Il faut cesser d’hésiter et penser au déploiement de l’innovation dans ce domaine afin d’offrir des débouchés à l’électricité solaire. Avec toute cette électricité, on devrait pouvoir chauffer les bâtiments?

Qu’en pensez-vous ?

PARTAGER CET ARTICLE

12 commentaires

Avant d'écrire un commentaire, merci de lire notre charte de modération. Votre commentaire sera publié après validation par notre équipe de modération.

Ajouter un commentaire

* Champs obligatoires

 

  1. Bertrand dit :

    Merci pour votre commentaire. Vous avez raison aujourd’hui. Mais il faut aussi sensibiliser les français aux économies d’énergies, notamment sur la croissance de consommation la plus forte : l’électricité spécifique. Celle que vous citez. Réduire la facture d’énergie, c’est aussi réduire le nombre d’abonnement à des fournisseurs et les couts de maintenance. Les innovations dans la domaine thermique vont fleurir dans les dix prochaines années et l’augmentation de la production d’électricité verte permettra alors de couvrir aussi le thermique…

  2. Stéfan dit :

    « Avec toute cette électricité, on devrait pouvoir chauffer les bâtiments? »

    Chauffer les bâtiments avec de l’électricité produite par des panneaux solaires photovoltaïques, est-ce que c’est vraiment pertinent ?

    Si on sait que l’usage de l’énergie que l’on cherche à produire c’est le chauffage (d’eau chaude sanitaire ou du volume du bâtiment), il vaut mieux recourir à des technologies vraiment adaptée à la production de chaleur, comme le solaire thermique, la géothermie ou la biomasse.

    Et réserver les sources de production d’électricité aux besoins (éclairage, alimentation des appareils électro-ménager, audiovisuels, informatiques, etc.) qui ne peuvent être satisfaits par les autres sources renouvelables.

  3. Bertrand dit :

    Bonjour Clara, merci pour votre commentaire qui serait encore plus appréciable si vous restiez courtoise. Nous sommes en faveur de l’électricité photovoltaïque, comme le montre tous nos articles et tweets sur les EnR qui par définition émettent moins de co2 que les autres énergies. En revanche, nous souhaitons que la France participe au développement de cette technologie afin de baisser les émissions de carbone lors de la fabrication et du recyclage des cellules et surtout que les français produisent cette énergie localement sans devenir dépendant de nouvelles importations. On peut lire sur outilssolaires les résultats d’études récentes qui estiment que l’énergie nécessaire pour la fabrication et l’installation d’un système PV raccordé au réseau est à 420kwh/m2 ce qui en fonction de l’énergie primaire peut faire varier les émissions de co2. Si les panneaux sont fabriqués en Chine et non en France, la performance écologique est moindre. Mais vous l’avez compris, le véritable enjeu est de produire notre mix énergétique localement.

  4. Clara dit :

    C’est assez honteux de lire des aneries pareils « Est-ce une contre-performance si les technologies actuelles sont essentiellement importées et consomment pas mal de co2 durant la production de ces panneaux (énergie grise) », absolument non sourcées.
    Toutes les études donnent 30 à 60 gCO2/kWh photovoltaïque c’est-à-dire des performances excellentes à bonnes selon cas.

  5. VAUR dit :

    L’idée de produire de l’électricité dans les déserts sahariens me paraît risquée tant les conditions de sécurité de ces installations seront difficiles…
    Nous avons les exemples des mines d’Uranium du Niger ou des Puits pétroliers au Nigéria ou des Pipe Line régulièrement sabotés ici et là y compris en Europe continentale…

  6. Bertrand dit :

    Merci Alexandrine pour ce témoignage sur des maisons positives. Mais quelle est votre opinion sur l’idée d’importer de l’électricité solaire des déserts?

  7. Alexandrine dit :

    Bonjour,

    Voici une information entendue et vue au JT de 8h30 sur Télématin, un reportage sur le quartier Vauban de Fribourg-en-Brisgau. A voir ou à lire, voici un lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_Vauban_de_Fribourg-en-Brisgau

    Merci

  8. Bernard dit :

    Oui, bien évidemment il nous faut trouver tous les moyens afin que les citoyens puissent payer les nouveaux produits.
    Mais j’insiste sur le fait que les produits issus du spatial, aéro et marine ( + tous les autres domaines susceptibles de voir des transferts de technos ) deviendront des produits grand public.
    Les exemples sont nombreux!Une carte mémoire de 8 Go coute aujourd’hui 10 Euros. Elles coutaient 1000 Euros il y a moins de 5 ans..

    Quelques repères relatifs aux avancées et ruptures dans les technologies :
    En moins de 60 ans
    9 Octobre 1890 Clément ADER « invente l’AVION »
    1942 le MESSERSCHMITT 262 vole à plus de 850 kmh d’abord avec un moteur àpiston puis rapidement avec un réacteur inventé dans les années 1930 – 1940…
    En moins de 30 ans :
    1947 : Découverte de l’effet transistor,
    1955 : Premier Jet Quadri Réacteur Intercontinental,
    1962 : Premier Cosmonaute,
    1969 : On marche sur la Lune et Concorde vole à Mach 2,
    1973 : AIRBUS A 300B premier double couloir bi réacteur,
    1977 : Premiers réacteurs Nucléaires de 1300MW

    Puis en 30 années de plus…
    1973 : Le FAX ( dont le brevet date du début du 20ème siècle ) est juste commercialisé. Téléphonie analogique,
    1980 : Le premier PC avec disquette de 360 Ko de la taille d’un  » 45 tours « ,
    1997 : La première CLE USB et débuts d’Internet,
    2003 : DVD Blue Ray de 15 Go. Des millions d’Internautes… Des puces capables de réaliser des millions d’opérations par seconde… L’ADSL révolutionne les communications, etc etc.

    Bien à vous

    Bernard

  9. Bertrand dit :

    Je vous remercie pour cet exposé des enjeux d’innovations dans l’exploitation des technologies aérospatiales. Tout les français seraient surement ravis que les industriels du bâtiment et des EnR se rapprochent des ingénieurs du spatial dans la mesure où cela permettrait de gagner des isolations du bâti plus performantes et une production électrique plus efficace, à moindre cout. N’oublions pas que l’argent est une ressource rare aussi pour la majorité des propriétaires et locataires qui souhaitent économiser l’énergie pour voir leur facture baisser d’une part et voir les émissions de co2 diminuer; de la construction des matériaux jusqu’à leur recyclage (énergie grise). Notre association souhaite défendre l’esprit des lois du Grenelle en laissant la liberté aux consommateurs de choisir leur énergie dans un mix énergétique équilibrée en fonction de leurs moyens. Espérons que les intéressés vous liront…

  10. Bernard dit :

    Bonjour Bertrand

    Oui
    Voici mes arguments INDUSTRIELS débordant du seul sujet ENERGIE, mais TOUT EST COUPLE dans le combat à mener…

    Le potentiel de transferts de « technologies existantes et éprouvées » dans les domaines spatiaux, aéronautiques et maritimes sont gigantesques.

    Un avion, une station orbitale, un sous marin peuvent être classées comme des habitats puisque les êtres humains y vivent.

    Certes les prix ne sont pas les mêmes mais cela n’est pas le problème car les besoins en qualité sécurité des matériels et autres capteurs utilisés dans les des habitats ne sont pas les mêmes.

    Prenons l’exemple de l’avion.
    Il est midi l’avion est au sol a ABIDJAN. Température extérieure 35°C, température de la carlingue 55°C.

    L’avion décolle, 5 mn plus tard carlingue à « moins 60°C »…
    Température intérieure 20°C
    Epaisseur des parois : moins de 12 cm.
    Ventilation intérieure, automatismes nombreux tant pour le pilotage que le confort des passagers, etc.

    —-> Tous les ingrédients technologiques pour faire du SUPER BBC sont dans l’avion.

    Quant au PHOTOVOLTAIQUE, prenons les stations orbitales, elles disposent du nec plus ultra y compris avec les batteries qui ont une durée de vie très élevée.

    La FRANCE par ses industries AERO SPATIAL ET AERO NAUTIQUE ainsi que DGA SOUS MARIN dispose de toutes les technologies d’avant garde qui sous réserve d’être  » adaptées  » peuvent migrer vers les Habitats et vers les productions stockage d’ENERGIES.

    Notre avance est de 5 ans environs, ce qui est suffisant pour les mettre en oeuvre et dans le même temps poursuivre nos efforts de RECHERCHE dans le PHOTOVOLTAIQUE ( en recherchant maximalisation des rendements et minimalisation des couts au Watt produit ) et dans le stockage de l’ELECTRICITE mais aussi de la CHALEUR ( matériaux a changement de phase aussi utilisés dans le spatial et sous marins )

    Ci après l’exemple du SPATIAL + AVION et Agro Ressources
    1 – Les couplages Bâtiment / Aviation / Spatial

    A – L’électronique embarquée trouvera des applicatifs mondiaux dans le développement,
    – Nouvelles régulations et capteurs thermiques intérieurs aux logements,
    – Nouveaux Interfaces Homme – Machine ( IHM ) utilisés en aéronautique,
    – Nouveaux logiciels de simulation d’échanges thermiques,
    – Le gigantesque chantier des SMARTGRID,
    – Pour mémoire : Nouveaux modes d’aide au maintien des personnes âgées à domicile.

    B – De nouveaux matériaux utilisables dans le bâtiment / aviation / spatial
    – Nouveaux capteurs PHOTOVOLTAIQES et THERMIQUES
    – Utilisation des  » techniques avion  » pour l’utilisation des métaux et la réduction des matières consommées ( poutres, etc. ),
    – Matériaux et structures composites dont les nouveaux textiles techniques,
    – Vitrages intelligents,
    – Éclairages très économes,
    – Nouveaux moyens de stockage de l’ENERGIE sous ses formes de chaleur et d’électricité,
    – Fluides caloporteurs et de stockage de la chaleur aux spécificités thermiques renforcées et non polluants.

    C – Nouvelles activités autour de la maîtrise de la thermique des matériaux
    – Tous les matériaux du bâtiment sont concernés.

    2 – Les Co-Couplages Bâtiment / Aviation / Spatial et Agro Biosciences
    – Nouvelles plasturgies ( en substitution des  » PVC  » ),
    – Nouvelles ossatures préfabriquées utilisant les techniques aviation + les matériaux issus des agros, etc.,
    – Nouveaux isolants ( aux qualités organiques incomparables / laines minérales ),
    – Nouveaux lubrifiants ( banches ) biodégradables,
    – Etc.
    3 – Les Co-Couplages Bâtiment / Cancer BioSanté
    – Le couplage Santé et l’Habitat : Air, Pollutions par émanations de colles et autres produits volatils, etc.

    4 – Avec en complément les transferts de SAVOIR FAIRE dans le domaine de l’ORGANISATION du TRAVAIL et l’INTEGRATION des composants. On sait combien le bâtiment a insuffisamment développé l’intégration de ses composants.

  11. Bertrand dit :

    Merci Bernard pour votre explication. SI je comprends bien, il faudrait tester nos technologies de transformation de l’énergie solaire en électricité dans les déserts afin d’accélérer les innovations françaises?

  12. Bernard dit :

    L’INNOVATION au sein de la nouvelle filière industrielle dans laquelle nous devons nous engager, celle de l’EFFICACITE ENERGETIQUE / PRODUCTION D’ÉNERGIE issue du SOLEIL ou de la TERRE ( géothermie qui utilise à la fois le SOLEIL et l’Énergie du MAGMA ) et du VENT nous impose de mettre en œuvre une NOUVELLE DÉMARCHE DE RECHERCHE couplée avec une politique volontariste de TRANSFERTS DE TECHNOLOGIES.

    – Il nous faut STIMULER et FAVORISER les TRANSFERTS de TECHNOLOGIES du domaine. Les INDUSTRIES du SPATIAL et AÉRONAUTIQUE disposent de technologies ou produits qui peuvent être utilisés.

    – En relation avec les Laboratoires, Industriels, les Agences de l’Innovation, etc., la FRANCE doit s’engager dans la création d’une  » ECOLE des TRANSFERTS DE TECHNOLOGIES et de l’INNOVATION  » qui s’appuiera sur les services de l’ETAT ( ADEME, CSTB, COSTIC, UNIVERSITES, etc. ), utilisant le levier du COACHING en INNOVATION.
    Cette structure ALIMENTANT LE THINK TANK du sujet qui sera mis à disposition de l’ensemble des acteurs de la RECHERCHE / INDUSTRIALISATION.

    Le solaire PHOTOVOLTAIQUE devant être positionné comme un des AXES STRATEGIQUES MAJEURS de cette dynamique.