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Le label BBC évolue vers le label BEPOS

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L’association Effinergie vient de dévoiler son nouveau label Bepos Effinergie 2013 pour bâtiment à énergie positive.

Ce nouveau label, plus ambitieux, vient donc remplacer le label BBC et aura pour objectif d’encourager les projets à énergie positive.

D’après Jean-Christophe Visier – directeur du département Energie, Santé et Environnement du CSTB et membre du collectif Effinergie – pour obtenir le label, les projets devront être conformes au label Effinergie + (véritable prédécesseur du Bepos). Néanmoins, les bâtiments suréquipés en énergies renouvelables ne seront pas pour autant labélisés si leur performance thermique est insuffisante : « il est hors de question de labéliser des passoires photovoltaïques ».

Le principe du BEPOS : « la consommation d’énergie non renouvelable doit être inférieure à la production renouvelable, le tout en énergie primaire et en prenant en compte tous les postes, les 5 réglementaires – ventilation, éclairage, ECS, chauffage et auxiliaires – et l’électrodomestique ».

Un écart à l’énergie positive sera tout de même accepté selon le type de bâtiment, le nombre d’étages et sa localisation. Afin de définir cet « écart accepté », Effinergie a testé au préalable les différents facteurs de modulation sur plus de soixante projets.

La méthode de calcul sera donc : Consommation référence autorisée par Effinergie+ (20% de moins que pour le BBC) + Mobiliers – Production de référence (type panneaux solaires).

Ce label possède néanmoins quelques points faibles comme par exemple la consommation liée aux transports et l’énergie grise générée par le chantier qui n’est pas réellement prise en compte.

Cependant, pour Effinergie, ce label ne serait qu’une étape « sur la voie de la généralisation des Bepos ». C’est ainsi qu’en 2014, un label d’Etat s’inspirant du Bepos devrait être mis en place afin de conditionner l’obtention d’avantages fiscaux et de préparer les professionnels du bâtiment à la « Réglementation Bâtiment Responsable RBR2020 » (future réglementation thermique).

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7 commentaires

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  1. PH dit :

    Non je regrette, si la maison est à énergie positive, c’est parce qu’elle produit de l’électricité sur le réseau, je suis en plein dans le sujet. Il faudrait sortir du syndrome Robinson, le PV ne rend pas la maison autonome !

    Et même s’il elle n’était pas à énergie positive pourquoi voudriez-vous que les ingénieurs qui pensent en énergie primaire, vous fournissent de l’électricité à un moment et pas à un autre ? Il faudrait vous fournir du courant en hiver, entre les dépressions.Qui gère l’intermittence derrière ? Et si on ne raisonne pas en ingénieur comme vous me le reprochez, vous croyez qu’on maintiendra assez bas le prix de votre kWh final ?

    Sinon, je suis tout à fait d’accord avec vous le collectif devrait être équipé de chauffage électrique.

  2. Bertrand dit :

    @PH, vos commentaires sont surement interessants pour des ingénieurs focalisés sur les énergies primaires. Nous ne nous intéressons qu’à l’énergie finale et au bâtiment de demain qui sera électrique, donc équipés de materiels électriques notamment pour le chauffage de l’eau… L’isolation des bâtiments ne nécessitera presque plus de chauffage de l’air! Nous dénonçons donc l’absurdité des constructions collectives depuis un an qui sont équipées de chauffage au gaz!

  3. PH dit :

    Quel chiffre ne serait pas officiel ? :

    -Les taux de surgénération de Phénix et Superphénix ? Phénix n’a-t-il pas fait 4 cycles avec son combustible ? Les Russes de construisent-ils pas le BN 1200, qui est presque une copie de Superphénix ?
    les coeurs des deux réacteurs sont indiqués là :

    -le bilan du PV 50g CO2 c’est le chiffre de l’ADEME, 50 à 150 c’est le chiffre de Jean-Marc Jancovici qui a inventé le bilan carbone.

    -6g de CO2 pour le nucléaire, c’est le chiffre d’EDF avant que l’on passe à centrifugation. Alors lorsqu’on divise par 10 ou 20 l’énergie nécessaire à la centrifugation…Quels chiffres voulez-vous opposer à celui-ci, ceux d’un obscur maitre assistant antinucléaire à l’université de Singapour que j’ai démonté avec une règle de trois :

    -Le PV ne produit pas majoritairement en juin/juillet/août ? Il y a plein de courbes de productions sur le net. Pour la demande il suffit d’aller voir RTE.

    Pas besoin de sources officielle : prenez une feuille de papier, essayez de sortir du fossile avec une somme d’argent acceptable et dites moi vraiment s’il faut favoriser une source d’électricité qui produit en été :

  4. Bertrand dit :

    Votre démonstration pourrait surprendre si vos chiffres étaient étayés par des sources administratives officielles….

  5. PH dit :

    Parfait, le nucléaire est renouvelable (physiquement pas officiellement) de trois manière différentes : par les surgénérateurs comme Phénix, les BN russes qui ont régénéré plusieurs fois leur matière fissile, par l’uranium de l’eau de mer qui nécessite moins de surface que l’éolien off-shore et prochainement par les réacteurs à sels fondus au thorium.

    Le nucléaire émet moins de CO2 que l’éolien ou le PV , avec le PV on monte à 50, même 150 grammes CO2 au kWh au lieu de 3 à 6 grammes pour le nucléaire, donc comme source sans émission de CO2 le PV n’est pas un exemple à suivre.

    Le problème du solaire est le stockage saisonnier pas journalier :
    Pour le solaire, la seule manière de stocker l’énergie solaire produite majoritairement en été et au printemps est de produire de l’hydrogène, le bilan économique ne permet aucune production de masse. Le coût de la production PV ne rejoindra jamais celle d’un kWh économisé par l’isolation thermique ou les PAC.

    Le solaire peut s’insérer dans certaine niches par exemple : il vaut mieux faire de l’ECS solaire en été que d’utiliser une PAC, on peut mettre du PV sur le toits des véhicules électriques pour gagner en autonomie pendant la belle saison.

    Est-ce que les concepteurs de maisons BEPOS pourraient juste s’intéresser à la courbe de demande électrique, c’est la moindre des choses lorsqu’on utilise le réseau électrique.

  6. Bertrand dit :

    Je pense que nous ne partageons pas la meme vision de l’avenir. Nous croyons à la production d’énergie durable, sans co2 et sans GES, qui n’épuise pas la planète, qui peut être stockée (l’énergie solaire est stockée le jour dans des cumulus, entre autres…) et qui continue de garantir l’indépendance énergétique de la France à des prix compétitifs.

  7. PH dit :

    Le concept d’énérgie positive est une manière d’encourager le photovoltaïque, or cette cette source d’électricité a un intérêt négligeable en Europe où la saisonnalité de la demande d’énergie et de la production solaire sont très marquées et en opposition.

    Il n’y a pas de différence entre les productions renouvelables officielles et le nucléaire dans chaque cas il s’agit de faire un kWh avec 20 grammes de minerai dans un premier temps. Il vaut mieux construire des EPR qu’installer du PV.