Au moment où le ministère de l’écologie annonce – dans un climat tendu – des chiffres encourageants pour le financement des logements sociaux, un nouveau label visant toujours plus d’efficacité énergétique voit le jour. Les eco-artisans ont un cadre de plus en plus clair pour innover…
Comme le précise le Ministère du développement durable, de l’écologie et du logement : « près de 60 % des logements financés en 2011 devraient obtenir un label Bâtiment basse consommation (BBC), contre 34 % seulement en 2010. En outre, depuis octobre 2011, les logements sociaux financés dans le cadre des opérations de rénovation urbaine doivent respecter la nouvelle réglementation thermique ».
Le blog Pages-Energie.com souligne que: « cette transition énergétique permettra un gain de pouvoir d’achat pour les futurs locataires grâce aux économies de charges : […] depuis 2009, 100.000 logements sociaux énergivores ont été rénovés grâce à l’éco- prêt logement social, entraînant une diminution de 55% de leur consommation énergétique. La moitié des économies de charges qui en résultent sont acquises aux locataires ».
Le collectif effinergie créé en 2006 par des pionniers de l’efficacité énergétique est devenu BBC-effinergie depuis qu’il est entré en 2007, avec succès, dans le référentiel de la réglementation thermique: 42 000 logements individuels labellisés ou en cours de labellisation, 230 000 logements collectifs et 4 millions de mètres carrés dans le tertiaire. Après avoir également lancé le label effinergie-rénovation en 2009 et l’entrée en vigueur de la RT 2012, Effinergie va plus loin en s’inscrivant dans le contexte de passif et de bâtiments à énergie positive. C’est pourquoi le collectif lance le label effinergie+, une importante évolution de la certification des bâtiments efficaces en énergie, ainsi qu’une expérimentation pilote effinergie+ vers l’énergie positive. Ces nouveaux labels ont vocation à relancer l’expérimentation et faire émerger des nouveaux équipements et des nouvelles techniques.
1/ Améliorer l’enveloppe du bâtiment en agissant sur le Bbio
- Bbio < Bbiomax – 20 % pour tous les bâtiments
2/ Améliorer la performance énergétique du bâtiment sur les 5 usages réglementaires
- Logements : Cep hors PV < 40*Modulations (45 jusqu’au 1er janvier 2014)
- Tertiaire : Cep hors PV < 45/40/35/30* Modulations selon typologies
3/ Améliorer la performance énergétique du bâtiment tertiaire sur les 5 usages réglementaires
- Crèche : Cep hors PV < 40* Modulations
- Bureaux non climatisés, enseignement primaire, secondaire Partie Jour et Nuit : Cep hors PV < 35* Modulations
- Bureaux climatisés : Cep hors PV < 30* Modulations
4/ Améliorer l’étanchéité à l’air du bâtiment en durcissant l’exigence de perméabilité à l’air
- 0,4 m3/h.m² en maison individuelle,
- 0,8 m3/h.m² en immeuble collectif d’habitation en cas de mesure par échantillonnage.
- 1,2 m3/h.m² en tertiaire de moins de 3 000 m².
5/ Améliorer l’efficacité des systèmes de ventilation en rendant obligatoire la mesure des débits de ventilation et la perméabilité des réseaux pour garantir une bonne qualité de l’air.
- L’étanchéité des réseaux doit être au minimum de classe B (la meilleure classe est la classe C et les bâtiments actuels sont trois fois moins bons que la classe A)
Pour l’instant des aides existent via les AAP des Régions en lien avec l’ADEME. L’objectif à terme ne serait-il pas d’obtenir un label d’Etat donnant lieu à des avantages fiscaux? Qu’en pensez-vous?