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« Ensemble vers la mobilité électrique » : Présentation de l’étude et des recommandations

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L’étude « Ensemble vers la mobilité électrique » représente l’ADN même de l’association : le partenariat entre différents acteurs de la transition énergétique et numérique. C’est cette idée de transversalité que Gilles Rogers-Boutbien, secrétaire général de l’association, met en exergue en ouverture de la présentation de cette étude pilotée par EdEn avec certains de ses membres (EDF, Enedis, Volkswagen groupe France, Schneider Electric, Bouygues Energies & Services), et réalisée avec le concours du cabinet Wavestone.

Un constat : la mobilité électrique n’est pas un objet isolé mais bien au carrefour entre les secteurs de l’Energie, du Bâtiment et des Transports. C’est avec le concours de tous ces acteurs que cette transformation peut avoir lieu.

(De gauche à droite) Brice Lalonde, Gilles Rogers-Boutbien

Le Président Brice Lalonde poursuit ce propos en rappelant qu’EdEn fédère des entreprises des trois secteurs avec le projet de décarboner l’économie française et même européenne. Il est aujourd’hui compliqué de ne penser la mobilité qu’à la seule échelle nationale alors que de nombreuses normes sont décidées au niveau européen.

L’objectif de neutralité carbone en 2050 prévu par la législation est très ambitieux et ce d’autant plus que les émissions de CO2 françaises sont en augmentation, notamment due aux transports représentant près de la moitié des émissions totales, dont 25% pour la voiture individuelle. C’est pour répondre à ce problème crucial que cette étude a été menée. Il y a en effet encore de nombreux obstacles à lever si l’on veut approfondir et garantir la permanence du décollage actuel du marché du véhicule électrique.

Ce développement a deux grands enjeux : celui de la santé tout d’abord, sur laquelle la pollution de l’air peut avoir un impact très important ; Celui ensuite du réchauffement climatique qui devient de plus en plus urgent.

Le véhicule électrique est une solution possible à ces problématiques puisqu’il est fondamentalement plus propre , même en comparant les cycles de vie, mais seulement à deux conditions : qu’il roule beaucoup et que l’électricité utilisée soit décarbonée, ce qui n’est pas encore le cas partout en Europe.

Toutefois, pour se développer, le véhicule électrique a besoin d’un écosystème nouveau basé sur la complémentarité entre le véhicule et le bâtiment et piloté par le numérique. C’est dans le but d’aider l’écosystème à naître que l’association et ses partenaires se sont lancés dans cette étude.

Étudier la façon dont le véhicule électrique est perçu

Par la suite, c’est Jean-Pierre Hauet, président du comité scientifique d’EdEn qui présente plus en détail l’étude elle-même, qu’il a pilotée en partenariat avec le cabinet Wavestone. La première question qui peut se poser est sans doute pourquoi une nouvelle étude sur le véhicule électrique ?  Le marché est aujourd’hui en pleine croissance (entre 30 et 40% annuelle) représentant près de 2% des immatriculations totales mais pour parvenir à l’objectif de 4,8 millions de véhicules électriques en 2028 il faudrait une croissance de 38% maintenue sur 10 ans. Le défi est donc de taille !

Pour lever les obstacles à cette croissance l’étude s’intéresse à la façon dont le véhicule électrique est perçu par les usagers potentiels et ainsi mieux les définir puis déterminer les actions à mettre en place pour y remédier. La méthodologie utilisée s’est appuyée sur des interviews d’utilisateurs, des expériences d’achat en concession ainsi que sur les échanges relatifs au sujet sur les réseaux sociaux.

Tout cela a permis de définir plusieurs Persona, des clients types, qui ont été utilisées pour comprendre le cheminement vers l’achat et les différents blocages possibles. C’est grâce à cette analyse que des recommandations ont pu être construites et catégorisées selon trois thématiques principales : l’image du véhicule électrique, son marché et les infrastructures de recharge

Ces recommandations, précise Jean-Pierre Hauet, doivent être portées par plusieurs acteurs car c’est avant tout un travail collectif et de longue haleine qui demande la participation de tous les secteurs.

Nos 21 mesures pour atteindre 5,2 millions de véhicules électriques en 2030

Des partenaires engagés dans la mobilité électrique

(De gauche à droite) Bernard Guillarme (Schneider Electric), Servan Lacire (Bouygues Energies et Services), Gilles Rogers-Boutien (EdEn), Hervé Rivoalen (EDF), Thierry Lespiaucq (Volkswagen group France), Xavier Metz (Wavestone), Régis Le Drezen (Enedis)

Le groupe EDF a lancé en octobre 2018 son grand plan Mobilité électrique basé sur trois piliers : une offre de fourniture d’électricité verte adaptée aux possesseurs de véhicule électrique (Vert Electrique Auto) ; le développement des infrastructures de recharge par le biais de sa filiale Izivia ; le smartcharging pour permettre une meilleure intégration des recharges pra rapport à la production et à la consommation globale du réseau.

Enedis a le souhait d’accompagner la croissance du marché du véhicule électrique avec un programme spécifique de raccordement à la fois d’EnR (400 000 en 10 ans) mais aussi au niveau résidentiel dont le résidentiel collectif qui reste une zone blanche en terme de points de recharge. Les compteurs communicants auront aussi un grand rôle à jouer pour améliorer et affiner le pilotage du réseau.

Le groupe Bouygues, bien que groupe de construction, est aussi très présent sur le secteur de la mobilité électrique car comme cette étude le montre, elle doit être intégrée à la conception même des logements. Le véhicule électrique est à l’intersection des différents produits que proposent le groupe. Il prévoit également la multiplication des services liés à la mobilité dans les années à venir, générant des transformations profondes des usages.

Le groupe Volkswagen s’oriente depuis 2015 vers le tout-électrique avec l’objectif d’une production de véhicules neutre en carbone d’ici 2050. Dès 2025 ce ne seront pas moins de 80 modèles électriques et hybrides qui seront présents dans les offres de la marque. L’étude menée conforte ainsi les orientations prises par le groupe dont les objectifs prioritaires sont d’arriver à avoir des tarifs attractifs, une augmentation de l’autonomie à 800km et surtout sécuriser le client en donnant une visibilité pour la recharge, avec des kits clés en main et l’installation de bornes publiques chez les concessionnaires.

C’est sur les bornes de recharge également et leur pilotage qu’investit le groupe Schneider depuis 5 ans en mettant en avant les différences d’usage entre les marchés. Les besoins de recharge ne sont pas les mêmes pour les entreprises que pour les particuliers et ce sont ces usages qu’il est impératif de mieux comprendre et prendre en compte pour proposer des solutions de recharge adaptée. Il n’y a pas toujours besoin de chargeurs ultra-rapides !

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