Alors qu’une nouvelle augmentation du gaz est annoncée pour le 1er Janvier 2012– limitée entre 4 et 5% au lieu des 8 et 10% annoncés – et que les experts projettent le gaz comme la seconde source d’énergie mondiale en 2040, le comité de liaison énergies renouvelables souligne que « chaque augmentation de 20 % du prix de l’énergie fait tomber 10 % de la population en plus dans la précarité énergétique » [source].

Pourtant, la récente étude de l’association Via Seva en partenariat avec l’Ademe révèle qu’un tiers des répondants ne sait pas dire le montant de sa facture. Encore plus étonnant, presque un sondé sur deux n’a pas conscience de l’augmentation des prix de l’énergie (malgré une hausse de 12% entre août 2010 et août 2011 selon l’Insee). Ces chiffres sont d’autant plus surprenant que les familles en précarité énergétique ne cessent d’augmenter. Il semble légitime de se poser la question d’une France à deux vitesses. Celle qui règle son énergie quel que soit le prix et la France de ceux qui sont subventionnés par l’Etat. La classe moyenne est-elle en train de disparaître ou devient -elle muette, sans opinion, fataliste? Pour ceux qui n’ont pas encore d’avis, voici un petit graphe qui montre la progression du tarif des énergies ces dernières années d’après le ministère (FOD: fioul domestique).
Conscients que le chauffage de demain cochera nécessairement la case de l’indépendance énergétique, 40 % des sondés imaginent au moins trois énergies pour alimenter leur chauffage. Le graphe ci-dessous montre que près de 55% des personnes interrogées déclarent un intérêt pour le réseau de chaleur et 31% le voient même comme un mode de chauffage d’avenir.

La majorité des sondés plebiscite le chauffage collectif sans savoir pour autant peser dans la négociation des contrats d’exploitation avec les énergéticiens. La préférence se confirme dans les réseaux de chaleur par rapport à la chaudière commune d’un immeuble. Mais les consommateurs soucieux de payer l’énergie au meilleur marché optent le plus souvent pour une maîtrise individuelle du réglage de la température et de leur consommation réelle.
S’il est vrai que le choix pour les énergies renouvelables continue de progresser malgré une diminution des aides de l’Etat, l’un des enjeux de la facture énergétique se cache dans l’avantage collectif. C’est pourquoi les réseaux de chaleur s’inscrivent dans un avenir proche, ce que nous avons déjà souligné dans cet article. Il faut savoir que les pays nordiques exploitent les réseaux de chaleur pour 50% de leurs besoins thermiques, contre 6% de la population française ! Il reste de la marge.
Si vous connaissez les réseaux de chaleur, quels avantages y trouvez-vous ?
Les réseaux de chaleur sont prévus d’être étendu par un plan de développement défini et acté par la loi Grenelle, avec introduction d’une part d’énergies renouvelables primaires. Car il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, les réseaux de chaleur sont alimentés par des énergies fossiles, fuel et gaz.
L’autre problème c’est que ce marché est tenu par 2 sociétés en situation de monopole ce qui leur permet de fixer les prix qu’ils souhaitent en tenant compte bien sur de leur charge d’exploitation et des investissement.
Pour finir, une des 2 appartient à GDF suez donc n’existerait-il pas un conflit d’intérêt, même si ce groupe fait du R&D sur beaucoup d’énergies renouvelables, pour l’image?
Merci Alexis pour cette remarque. A peu pres tous les énergéticiens investissent dans les EnR afin d’assurer leur avenir à long terme mais aussi parce que des vraies exploitations solaire ou éoliennes exigent au moins un milliard d’investissement. Il peut y avoir un peu d’image mais la part des EnR ne cesse de grimper chez Suez comme chez EDF (environ 15% de l’énergie fournie) et les autres comme Total…