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Les français attendent des énergies renouvelables moins chères…

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De plus en plus sensibles à notre environnement, les français prennent conscience de l’importance des énergies renouvelables dans notre parc énergétique.

Si la population adhère désormais au développement de ces énergies vertes, il semblerait que leurs connaissances sur le sujet restent encore limitées. Ce  malheureux constat résulte d’une enquête du SER (Syndicat des énergies renouvelables), réalisée par l’institut Ipsos, dont les résultats ont été publiés en exclusivité par le journal Le Monde.

Pour preuve, si le débat national sur la transition énergétique fait l’actualité dans le domaine de l’énergie, il semblerait que 79% de nos concitoyens n’en aient jamais entendu parlé…   Une constatation inquiétante dans une période où la conscience collective pourrait avoir un impact indéniable sur les économies d’énergie du pays.

Le célèbre journal ajoute également que si « l’éolien et le solaire sont cités spontanément par respectivement 78 % et 76 % (des Français), […] l’énergie hydraulique et marine (49 %), la géothermie (22 %), la biomasse et les bioénergies (19 %) sont en revanche beaucoup moins présentes à l’esprit des Français, malgré l’importance historique des barrages dans le mix énergétique hexagonal ».

Une bonne nouvelle cependant, la population a conscience de la nécessité des technologies « propres » qui n’émettent pas de gaz à effet de serre. Une valeur ajoutée dans cette période clé ou les acteurs de la filière électrique se battent pour faire entendre l’importance de ce facteur face au différentes solutions de chauffage ; les solutions performantes de chauffage électrique font partie des technologies les plus propres en terme d’émission de Co2 à l’heure actuelle. Il s’agit également d’une incohérence de plus de la Réglementation Thermique 2012 qui a gravement ignoré cet enjeu pourtant inscrit dans les lois Grenelle, alors que même les français prennent en compte le co2 dans leur choix énergétique.

Malheureusement, pour 68% de nos compatriotes, le coût encore trop élevé des énergies durables reste le principal frein au développement du renouvelable. C’est ainsi qu’un tiers des personnes sondées refusent de s’engager à faire l’acquisition d’une source d’énergie renouvelable d’ici cinq ans, effrayées par l’investissement nécessaire à son installation. Des chiffres qui devraient encourager le gouvernement à revoir le crédit d’impôt à la hausse…

Sensibiliser les citoyens aux énergies renouvelables, en les aidant à connaître les différentes solutions qui s’offrent et s’offriront à eux, devrait donc devenir une priorité. Si l’avenir énergétique dont nous rêvons tous devra être composé exclusivement d’énergies primaires renouvelables, il est plus qu’urgent de les accompagner de manière pédagogique en leur offrant la possibilité de choisir par eux-mêmes des solutions performantes, telles que les dernières technologies électriques, qui leur permettront de raccorder leur logement (le plus facilement et le plus économiquement possible) à ces énergies durables qui ne produisent que de l’électricité…

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2 commentaires

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  1. Bertrand dit :

    Merci Thierry pour votre reflexion macro économique. Ce que nous observons presque toujours c’est une majorité de consommateurs, sans beaucoup de moyens surtout en periode crise, qui cherchent la meilleure solution la moins chère pour leur confort et pour la planète. Un peu comme les bouteilles en plastique d’origine végétale qui coute le meme prix que les autres d’origines fossiles et qui font donc un tabac! Ce que nous souhaitons c’est que nos bâtiments dans 40 ans soient adaptés pour que tout fonctionne, dont le chauffage, meme les voitures, avec la seule énergie durable qu’ils recevront à partir : de l’eau, du solaire, de l’éolien, de la biomasse, de la géothermie…

  2. Thierry Tacite dit :

    La nécessité de changer de modèle énergétique commence à faire son chemin. Le problème demeure cependant entier tant que le calcul économique se fait sur le court terme et la seule question du coût. Ainsi, si l’on voulait passer toute la production mondiale électrique d’origine fossile, il en couterait presque 4 fois plus de le faire par un mix d’EnR que par le nucléaire, soit un peu près 24’000 milliards de dollars. Mais sachant que « L’échec des actions contre le changement climatique coûte déjà à l’économie mondiale » quelque 1’200 milliards par an selon le DARA ou que 23’500 milliards d’euros est l’estimation des services rendus par an par la nature selon le rapport de la commission Sukhdev,la question du coût est relativisée.
    Au vu de ces chiffres est-ce cher payer que de préserver des conditions de vie agréables sur terre ? Ne peut-on inventer une autre économie que celle du marché et du profit ?
    Quand au débat français sur la transition énergétique, il ne faut pas se leurrer. Il est avant tout une pure stratégie de communication gouvernementale. Mieux vaudrait un vrai projet avec plusieurs options et un vote populaire pour déterminer la voie à choisir. Sans doute le gouvernement craint-il qu’en ce cas, le vote populaire ne rejoigne pas l’intérêt des grands groupes énergétiques, ceux-là même qui il y a 30 ans tuèrent aux Etats-Unis la première tentative de transition énergétique.