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Synthèse atelier #1 : il faut travailler sur la qualité de l’air intérieur

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Le 24 septembre, Jean Bergougnoux recevait trois spécialistes du sujet à cet atelier qui, unanimement déclaraient l’urgence de solutions pour la santé des français et proposaient les thèmes à travailler pour éditer un guide, souhaité par Mme. Segolène Royal le même jour, ou pour rédiger un label afin de valoriser les professionnels et rassurer les occupants!

Mme Andrée BUCHMANN, Présidente de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), le Dr. Suzanne DEOUX, Présidente de l’Association Bâtiment Santé Plus et M. Pierre-Louis FRANCOIS, Président d’Uniclima, sont unanimes pour dire que la qualité de l’air intérieur est un enjeu de société majeur qu’il est urgent de prendre en considération. Seuls des obligations et contrôles systématiques, comme ils existent notamment pour les émissions de CO2 des chaudières, permettront de changer les comportements et obligeront l’ensemble des professionnels et les pouvoirs publics à s’investir dans cette problématique. Ainsi, un label environnemental en 2015 qui ne serait pas focalisé sur les problèmes énergétiques serait une bonne initiative.

Cependant, si des contrôles systématiques sont nécessaires, tous s’accordent sur le fait que la mise en place d’obligations uniformes, qui ne prennent pas en compte les contextes géographique et environnemental sont contre-productifs et absurdes comme le dénonçait l’ancien ministre Alain Lambert dans son rapport en 2013. Il faut pouvoir faire des recommandations techniques en fonction des différents contextes car il n’existe pas de solution unique.

Dans cette première synthèse en video, Jean Bergougnoux rappelle l’importance pour l’association équilibre des énergies, des sujets à débattre durant cet atelier. Des enjeux de santé publique aussi bien dans les logements résidentiels que dans les immeubles de bureaux. Il y a aussi des enjeux industriels car il y a des matériaux de constructions, dont ceux pour l’isolation qui contiennent des polluants qui doivent être éliminés. Mais le renouvellement de l’air est aussi un moyen d’élimination des ces polluants. Le renouvellement d’air peut entrer en conflit avec d’autres objectifs.
On introduit des surcouts et pas seulement lors de la construction mais aussi durant la maintenance avec le changement des filtres par exemple. Mais un autre conflit est possible avec l’efficacité énergétique des bâtiments et notamment la RT2012 qui autorise l’ouverture des fenêtres.

Jean Bergougnoux rappelle que Pierre Louis FRANCOIS a animé un comité scientifique chez Eden afin de partager le fait que, depuis 1983, où des normes ont encadré l’installation de système de ventilation, aucune réflexion en profondeur n’avait été menée pour mettre à jour les besoins pouvant déboucher sur des préconisations opérationnelles, grâce au progrès de la médecine notamment. L’isolation, l’étanchéité des bâtiments vont sans cesse croissants et diminuent mécaniquement le renouvellement d’air naturel. Les préconisations pour les dispositifs techniques et les renouvellements d’air à mettre en place sont un chantier important pour les prochaines années et l’objet de la discussion de ce débat.

Après quarante minutes d’échanges entre les invités, Jean Bergougnoux a souhaité faire un point de clarification en soulignant d’abord une évidence : que tout le monde a besoin d’un minimum d’oxygène. L’ouverture de fenêtres et les systèmes mécaniques de ventilation sont les deux solutions à conserver semble-t-il.
D’autre part, les polluants et notamment les particules peuvent être présents aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du bâtiment. La présence de pesticides à la campagne peut nécessiter de laisser les fenêtres fermées. Quel serait ce minimum d’oxygène à disposer à l’intérieur? La production de CO2 dépend de la présence d’être vivant. Il semble difficile de réglementer le renouvellement d’air sans prendre en compte cette mesure par des capteurs intelligents, par exemple.

Dans tous les cas de figure, il est indispensable que le chauffage soit coupé quand les fenêtres sont ouvertes! Les radiateurs intelligents savent justement détecter l’ouverture des fenêtres.

Mais il y a un conflit entre la recherche d’économies maximales d’énergie et la qualité sanitaire du logement. Des critères environnementaux ne sont pas simple à mettre en place. La proximité d’une source de pollution connue, comme la proximité d’une autoroute, doit justifier la pose d’une ventilation double flux afin de gérer précisément le filtrage de l’air.

Il reste maintenant à travailler ensemble pour parvenir à définir le contenu d’un label qui valorise les artisans, rassure le public et permet de tester des solutions durant plusieurs années! Voici la video :

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