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M. Louis-Victor: La priorité des français après l’emploi, c’est le logement!

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Monsieur Christian LOUIS-VICTOR, président de l’Union des Maison Françaises (UMF), s’exprime devant notre caméra pour dénoncer  la chute brutale des installations de chauffage électrique dans le logement collectif et les conséquences pour les futurs propriétaires.

Les Français doivent conserver le choix du montant de l’investissement requis dans une maison neuve.

Le président de la République a déclaré que l’accès au logement était l’une des priorités des français apres l’emploi. Selon M. Louis-Victor, les décrets d’application de la RT2012 suppriment des solutions de chauffage électrique économiques et innovantes pour les occupants. Lorsque des journaux annoncent la fin du chauffage électrique dans les bâtiments pour illustrer le croisement des courbes des solutions gaz et électriques (voir ci-contre) depuis 2011, il faudrait plutôt souhaiter la fin des dogmes! Comme la France ne produit plus de gaz depuis longtemps, cette énergie ne peut représenter plus de 70% des installations mises en place dans l’habitat et notamment dans les maisons individuelles. Ce déséquilibre pèse sur les importations avec une facture de €13 Mds attendue en 2012!

Les solutions au gaz ne permettent pas toujours des économies d’énergie

M. Louis-Victor pense que ce serait renoncer à integrer des systèmes de régulation décentralisée, que les innovations électriques durables offrent maintenant sur le marché. Les radiateurs électriques des années 70, appelés « grille pain » ne sont plus en vente pour les radiateurs fixés au mur. La programmation intelligente a toute sa place dans la construction neuve. La transition énergétique doit conserver une mixité des énergies en dehors de tout dogmatisme, comme celui qu’impose le gaz depuis un an. Il est nécessaire d’intégrer les travaux du Grenelle de l’environnement en réduisant les couts d’introduction des solutions électriques, avec l’isolation notamment, pour que tous les français puissent bénéficier des dernières technologies.

Les économies d’énergie se transforment en harcèlement textuel

Les Français subissent un harcèlement textuel sur les plans: financiers, législatifs, juridiques, fiscaux ou techniques en matière d’économie d’énergie. Les constructeurs essayent de suivre le moteur de calcul en évolution permanente de la RT2012. Il est alors difficile de se faire une religion sur le choix des énergies dans le bâtiment. L’UMF observe que 70% des maisons construites en France sont réalisées par des personnes qui gagnent des revenus mensuels entre €1900 et €2800. Donc €150 en plus ou en moins suffisent pour que des dossiers soient acceptés par les banquiers. Mon expérience, dit Christian Louis-Victor,  montre que les solutions électriques correspondent le plus souvent au choix des classes moyennes qui veulent devenir propriétaires.

Les bureaux d’étude thermique jouent un rôle clé

Les constructeurs cherchent des thermiciens les plus éclectiques et surtout les plus indépendants. Les bureaux d’étude sont d’abord au service de la vérité, dans une coopération étroite avec les maitres d’oeuvre, afin de choisir les sources d’énergie idéales pour le client. L’UMF sensibilise tous ces professionnels pour que leurs connaissances conjuguées soient une aide précieuse à la décision d’investissement.

Je vous invite à écouter monsieur Louis-Victor dans ce podcast…

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1 commentaire

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  1. papi12 dit :

    Je suis assez agacé à la lecture de cet article.

    Certes la courbe du chauffage électrique plonge au détriment du gaz. Mais cela ne concerne que les logements neufs c’est à dire environ 1% du parc !
    Qu’on nous donne en paralèlle le nombre total de logements chauffés électriquement, au gaz et autres… Qu’on nous donne en paralèlle les courbes d’appel en puissance de RTE et celles des pays voisins et on comprendra mieux les difficultés de gestion du réseau dans certaines régions (PACA, Bretagne…) et accessoirement les coûts de l’élec en période de pointe et des émissions de GES associées.
    Quand à parler de harcèlement textuel, à la bonne heure ! Pourquoi ne parler que d’investissement et pas d’un coût global (invest + fonctionnement + maintenance) ? Avec ce raisonnement on érige de beaux immeubles chauffés par panneaux rayonants alors que le chauffage urbain est de l’autre côté de la rue ! C’est du vécu !
    Tant pis pour la collectivité qui a réalisé cet ouvrage !