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Marcel Boiteux, président d’honneur d’EDF, a cent ans

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Auteurs : Jean Bergougnoux, François Ailleret, Pierre Daurès Directeurs généraux honoraires d’EDF1

Marcel Boiteux, Président d’honneur d’EDF a eu 100 ans, le 9 mai dernier.

Notre président-fondateur, Jean Bergougnoux, Directeur général honoraire d’EDF, a eu le privilège de travailler auprès de Marcel Boiteux de 1979 à la fin de son mandat de président d’EDF en 1987. A l’occasion de ce centenaire, il a souhaité faire partager aux membres d’EdEn l’admiration et la reconnaissance qu’il porte à l’œuvre immense accomplie par Marcel Boiteux à la tête de cette entreprise qu’il aima passionnément.

A cette fin, en collaboration avec François Ailleret et Pierre Daurés qui lui succédèrent, dans cet ordre, en tant que Directeurs généraux d’EDF, Jean Bergougnoux a rassemblé dans la tribune publiée sur le site de La Revue de l’Energie, des propos, des souvenirs, des analyses d’événements marquants qui permettent d’éclairer la pensée et l’action de Marcel Boiteux.

Vous trouverez dans cette tribune :

  • Un prologue : « EDF, c’est la Générale des Eaux, l’éthique en plus  »
  • Trois chapitres dont les titres parlent d’eux même :
  • « Les horloges sont faites pour dire l’heure, les tarifs pour dire les coûts »
  • Face à l’hégémonie pétrolière, la riposte nucléaire
  • Une politique commerciale inspirée par une logique d’intérêt général   
  • Un épilogue : c’est à vous de voir, mais, pour moi, je suis sûr que nous lui devons beaucoup.

Cette tribune que nous offre généreusement l’association Equilibre des énergies, aurait pu s’intituler « Marcel Boiteux, tel que nous l’avons connu »2. Il ne s’agit, en effet, ni d’une tentative d’histoire d’EDF durant les années où il a présidé à la destinée de l’entreprise, ni d’un essai de biographie de cet homme exceptionnel. Il s’agit tout simplement de redonner vie à des événements ou des propos susceptibles d’éclairer sa pensée et son action. Les plus anciens de ces événements, nous ne les avons pas vécus. C’est donc lui-même qui a fourni, au gré de nos échanges ou par ses écrits, la matière première de cette tribune3. Pour les plus récents, ce sont nos propres souvenirs qui seront sollicités puisque, tous trois, nous avons eu le privilège de travailler à ses côtés et de vivre ainsi des expériences passionnantes et mémorables.

« EDF, c’est la Générale des Eaux, l’éthique en plus »

C’est par cette boutade que Marcel Boiteux répondit, un jour, à un journaliste qui pensait lui avoir posé la question-piège : « Maintenant que vous êtes autorisé à avoir une politique commerciale, quelle différence subsiste-t-il entre EDF et la Générale des Eaux ? » La réponse n’était certes pas très aimable pour feu la Générale des Eaux mais, surtout, elle traduisait le souci constant qu’eut Marcel Boiteux de s’assurer de l’exemplarité du comportement de l’entreprise qui lui était confiée.

Reformulée sans esprit polémique, la question était simple mais fondamentale : une entreprise publique, en situation de (quasi)monopole, investie d’une mission de service public, peut-elle, doit-elle avoir une stratégie de développement de ses ventes, se traduisant par une politique commerciale ? Nous nous proposons dans ce qui suit d’essayer de montrer comment Marcel Boiteux a su apporter une réponse convaincante à cette question cruciale.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il nous semble cependant indispensable d’examiner brièvement les événements qui se sont déroulés sur deux autres théâtres d’opérations : la tarification de l’électricité et, remettant en cause l’hégémonie pétrolière, le « virage nucléaire ». Nous verrons que dans les deux cas, Marcel Boiteux a joué un rôle décisif.

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