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Les six erreurs à ne pas commettre dans l’isolation des BBC

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Mise à jour d’un article du 09/12/2011. Les malfaçons ou des défauts de conformité sont un problème récurrent dans les travaux liés à l’isolation des BBC. Afin d’apporter son expertise aux particuliers et aux professionnels, l’Agence Qualité Construction conduit régulièrement des études auprès des maîtres d’œuvre sur le terrain, pour remonter les erreurs à ne plus commettre dans l’isolation de ces bâtiments.

Dans le cadre d’un des salons « Batimat », en 2011, l’Agence Qualité Construction (AQC) publiait un document sur les « désordres » constatés dans les constructions et rénovations. Pour cela, l’organisation s’était basée sur environ deux cents enquêtes dans le résidentiel comme dans le tertiaire, afin d’évaluer la réalité des défauts de conception ou d’exécution dans des BBC (Bâtiment Basse Consommation).

EdEn ayant au centre de ses préoccupations les problématiques liées à l’énergie et au bâtiment, il nous a semblé pertinent, de lister une partie des « désordres » qui peuvent survenir après des travaux d’isolation thermique.

Exemples de causes pouvant provoquer des « désordres » dans l’isolation thermique :

  1. Le non-respect de prescription des produits (assemblage de produits de marques différentes…) ;
  2. La mauvaise coupe des plaques, entrainant une résistance thermique avec la mousse de polyuréthanne ;
  3. Le mauvais choix de la composition des isolants (différente selon intérieur/extérieur, enterré ou non) ;
  4. Les ponts thermiques (transfert de la chaleur ou du froid venant de l’extérieur) causés par des matériaux non adaptés ;
  5. Moisissure et condensation (si la peinture ou le revêtement de protection ne sont pas suffisamment microporeux) ;
  6. Une pose défaillante (fissurations et problèmes d’étanchéité).

Ces exemples n’ont pas vocation à former une liste exhaustive, pour de plus amples informations nous vous invitons à prendre connaissance des divers documents – régulièrement actualisés – de l’AQC  qui prennent en compte les nouveaux « désordres » liés à de nouvelles techniques et technologies.

Quelles solutions pour les sinistrés ?

Afin de répondre à ces diverses préoccupations, plusieurs pistes – à différentes échelles – sont à explorer pour améliorer la qualité de travaux d’isolations. Cela passe d’abord par une meilleure prise en compte des retours d’expérience par les experts qui font les réglementations. Par ailleurs, il y a un effort à faire sur la formation, notamment avec  la publication d’ouvrages destinés aux professionnels ainsi que la création de mallettes pédagogiques.

En cas de malfaçons ou des défauts de conformité constatés après la fin de travaux ou après, le sinistré a des moyens pour se défendre, comme l’indique cet article du Figaro. Il existe plusieurs options pour faire valoir ses droits (recours à l’amiable, recours par un tiers, recours judiciaire, retenue d’une partie du prix des travaux (5%)).

En savoir plus : Des isolants plébiscités avec du carton ou des briques

Une bonne isolation, une condition nécessaire à la haute performance énergétique des bâtiments

Source : AFNOR ENERGIES

Chez EdEn, il nous semble important de rappeler le besoin d’exigence et d’excellence que doit avoir le particulier quant à l’installation de son insolation. En effet, il faut garder à l’esprit que les économies d’énergies relèvent d’un travail d’ensemble sur le foyer. Il est nécessaire de bien isoler le lieu d’habitation et d’éviter la passoire thermique pour maximiser les gains gagnés grâce à l’utilisation de technologies modernes respectueuses de l’environnement.

Lire aussi : L’isolation reste incontournable pour réduire la facture énergétique

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18 commentaires

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  1. Christine dit :

    Bonjour,

    Je suis propriétaire depuis avril 2015 d un appartement T2 ,classe au normes BBC(RT 2012),et je rencontre déjà des soucis d isolation thermique et phonique,ayant déjà averti par recommandé la société URBAT de ces cas ,pas de réponse.
    Que doit je faire dans ce cas?
    Vers qui je dois me retourner pour défendre mes droits?
    Car sur papier l appartement est classé en normes A+,conforme en isolation thermique et phonique,et ce n est pas le cas.
    Merci de me répondre.

  2. Bertrand dit :

    Bonjour, les immeubles BBC ne présentent pas plus de risque d’incendie que les autres…

  3. Annick dit :

    Bonsoir,

    Est-ce que sur les immeubles BBC il y a plus de risque du point de vue de l’incendie, par exemple au niveau de sa propagation que dans des constructions classiques?

  4. Claude dit :

    Bonjour,

    Concernant les MCP, il me semble qu’il y a le béton de chanvre qui est un bon isolant en plus. Si on prend que le lambda en compte c’est sure que c’est pas le meilleur système. Mais il a des caractéristiques très intéressantes. C’est un excellent amortisseur d’amplitude de température. T° positive ou négative. grâce entre autre au phénomène de changement de phase du matériaux. Il est assainissant (chaux). C’est un un excellent régulateur hydrique. C’est naturel en plus !!!

  5. Ite dit :

    Pour Matéo, la réponse est assez tardive, mais maintenant tous les bâtiments de grande hauteur isolées par l’extérieur le sont encore en polystyrène expansé. Mais il y a des coupures à chaque plancher en laine de roche pour éviter la propagation du feu. Et même entre les fenêtres de deux étages différents si nécessaires.
    Mais à quand les bâtiments tout en laine de roche ?? A mon avis c’est surtout un problème de tarifs.

  6. Bertrand dit :

    Bonjour Anaïck, nous n’avons pas de professionnels de l’isolation parmi les membres permanents qui viennent à l’association.
    Je ne sais meme pas qui connait les produits agréés en Suisse. Je vous invite à Contacter l’Union des Maisons françaises qui regroupent 53% des permis de construire en France …

  7. SALAUN-GUERY Prenom Anaïck dit :

    Pourrais-je avoir des noms de produits et des noms de fabricants agréés en Suisse et ailleurs sur les isolants incombustibles de type laine de roche Flumrock ou autres technologies ? Le classement 6q3 ne concerne-t-il que les isolants extérieurs ?

    Je ne suis pas technicienne du bâtiment, simplement journaliste en immobilier qui cherche de bonnes sources d’informations fiables sur le bâtiment. Merci d’éclairer ma lanterne…

  8. Matéo dit :

    Bonjour,
    Vous êtes tous d’accord pour dire que cette technique d’ITE se base souvent (en France notamment) sur un isolant en polystyrène? Matériaux combustible et inflammable, classé au mieux C-s3, d2. Bien que celui-ci soit théoriquement « protégé » par une couche extérieure de façade incombustible, comment peut on accepter une telle surface de matériaux inflammables sur des façades d’immeubles?
    Les propagations extrêmement rapide des incendies de façade de la tour Mermoz à Roubaix en 2010 et du foyer sonacotra de Dijon en 2011, ne seraient-elles pas liées de près à cela? Notamment à une mauvaise étanchéité, aux sources d’ignitions extérieures, de ces revêtements isolants? En Suisse par exemple l’isolant est souvent de la laine de roche de type « Flumrock », classée 6q3 (incombustible), comme le prévoit la réglementation il me semble. Si vous avez des éclaircissements à ce sujet. Je vous remercie.

  9. Bertrand dit :

    Nous sommes désolés mais je n’ai pas la réponse la maintenant. Je dois poser la question à nos membres. Je reviens vers vous.

  10. Vic dit :

    Bonjour,
    Comme Mathieu je suis également un étudiant-chercheur sur les matériaux à changement de phase.
    J’effectue des tests de différents MPC à introduire dans des matériaux de construction. J’ai de la difficulté à trouver des vendeurs de Microcapsule de cire. Si vous pouvez me donner des contacts autres que Dupond et Micronal de BASF, merci d’avance.

  11. Les matériaux à changement de phase apportent du confort et des économies d’énergie. En effet, le fait d’apporter un déphasage permet de ne pas avoir des « pics » de température dans le logement (inconfort) que ce soit l’été ou l’hiver. De plus, en hiver, cela stabilise la température est ne provoquent pas de marche/arrêt du système de chauffage (surtout en électrique) donc économies d’énergie. Le manque d’inertie des maisons à ossature bois posent aujourd’hui problème et les MCP pourraient être une piste…
    Une fois encore, comparer des MCP avec une isolation ne rime à rien du tout que ce soit à titre de performance ou de coût… A titre d’exemple, la laine de verre est 4 fois plus isolante que les MCP…ont ne peut donc pas les classer dans les isolants…

  12. Bertrand dit :

    Merci CT pour ces commentaires sur les conseils de Gehard. Mais pensez-vous que les matériaux à changement de phase n’apportent que des économies d’énergie? Ces économies sont-elles supérieures à celles apportées par une très bonne isolation à investissement comparable?

  13. Gehard a raison pour les deux premiers points. Pour ce qui est de l’inertie thermique et du déphasage, ce n’est pas le rôle de l’isolant.
    Cela dépend certes du type d’isolation (intérieure ou extérieure) mais surtout de la nature du mur (lourd type béton/léger type bois), rien à voir avec l’isolant…Sauf si celui-ci est à changement de phase…
    Attention cependant, il y a une certaine confusion dans l’article entre les « super isolants » qui jouent eux vraiment un rôle d’isolants et les matériaux à changement de phase, qui n’isolent pas du tout mais induisent un déphasage.

  14. Bertrand dit :

    Merci Gerhard pour ces précisions sur le polystyrene.

  15. Gerhard dit :

    Bonjour,

    d’abord le polystyrène est a proscrire – pour des multiples raison , 2 parmi les raison :
    1.C’est un hydrophobe !!
    2. il est inflammable !
    3. enerthie thermique plus que moyen.
    4. déphasage zéro
    .
    .
    .
    et partir de la on peut encore compter au moins une dizaine des raisons…

    PAR CONTRE pas cher,voila le seul point positif..

  16. Bertrand dit :

    Mathieu, pardon d’avoir pris un peu trop de temps pour enrichir notre réponse en sollicitant nos membres et notamment Christian Nicolas. Bonne soirée de bonne année…

    Les matériaux à changement de phase sont essentiellement vus aujourd’hui pour des applications thermiques dans le domaine des bâtiments afin de réguler les transferts de chaleur. Des applications apparaissent dans les chauffe-eau solaires et les parois intérieurs des bâtiments. Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment pourra vraisemblablement vous donner des informations détaillées utiles à vos recherches. Le CSTB délivre déjà des Pass Innovation pour ce genre de produit (exemple Dupont de Nemours).

    Des applications thermiques sont également envisagées dans le domaine du textile dans l’habitacle des automobiles ou pour la création de vêtements techniques, par exemple. Dans les deux cas, il s’agit d’augmenter l’inertie thermique des composants pour réguler des flux de chaleur.
    Ces produits font l’objet de recherches depuis de très nombreuses années, vous trouverez certainement nombre de congrès scientifiques évoquant d’autres pistes pour utiliser cette technique du changement de phase.

  17. Bertrand dit :

    Bonjour Mathieu, je cherche d’autres exemples et reviens vers vous. bon week end.

  18. Mathieu dit :

    Bonjour,

    Je suis étudiant-chercheur et je travaille sur les matériaux à changement de phase (MCPs). Les retombées économiques de ces matériaux sont difficiles à évaluer et la diffusion à grande échelle est encore limitée.

    Pouvez-vous donner des exemples d’applications autres que ceux disponibles sur les sites des constructeurs afin de promouvoir sa diffusion auprès des concepteurs?

    Merci