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Le Président de l’Union des Maisons Françaises propose la patience

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Dans une interview accordée au blog batiactu, Christian Louis-Victor, Président de l’Union des Maisons Françaises, commente les enjeux du bâtiment durant les dix dernières années.

M. Louis-Victor a notamment relevé deux points qui me semblent intéressant : « la prise de conscience des problématiques liées à l’énergie et à la disparition programmée des énergies fossiles consommables, à des coûts compatibles avec les conditions économiques actuelles ». Mais le président déplore : « bien que le Grenelle de l’environnement a été, […] plutôt bien mené » et que  « Le comité stratégique pour le plan bâtiment, présidé par Philippe Pelletier, a été riche en échanges au meilleur niveau des acteurs concernésles dispositions finales [n’ont] pas abouti à une véritable politique d’équilibre des Energies, ce qui aurait été une véritable démonstration du succès d’une approche plus participative à des processus de décisions qui touchent et toucheront l’ensemble de nos concitoyens et leur cadre de vie pour longtemps. »

En attendant, les professionnels du bâtiment imaginent plus vite l’avenir en concevant des maisons passives, positives et surtout moins consommatrices d’énergie. Car si l’on regarde les chiffres, ce sont les bâtiments qui consomment plus de 40% de l’ensemble de l’énergie nécessaire en France. Il s’agit donc une priorité dans le contexte de la loi Grenelle 2.

Le blog Good Planet.info nous propose une vision de ce que sera cette « maison du futur, intelligente et écolo ».

Comme nous le définit cet article : « Une conception adaptée, avec des matériaux, une isolation et une ventilation optimisés permet une consommation d’énergie très basse. On parle alors de maison passive ». La norme allemande à laquelle elle se réfère « correspond à un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh/m2/an et à une consommation d’énergie totale (chauffage, eau chaude, électricité…) de 42 kWh/m2/an au maximum ». La moyenne actuelle dans le bâtiment est de 400 kWh/m2/an.  Si l’on va plus loin, on peut même arriver au schéma d’une maison qui produirait un supplément d’énergie, ce qu’on appelle « maison positive ».

Malheureusement, avant de renverser le paysage bâti actuel, il faudra être patient : sur les 350 000 logements construits par an en France, 43 logements passifs ont vu le jour en 2002 à Rennes. Nous en sommes encore au stade de l’expérimentation. C’est également une évolution liée à des coûts plus élevés en France de 5 à 10% au prix d’une maison traditionnelle, ce qui n’est pas le cas en Allemagne par exemple où les normes sont moins nombreuses.  Dans un contexte économique déjà globalement fragilisé, et particulièrement dans le domaine de la précarité énergétique, on peut comprendre que l’investissement – même s’il semble souhaitable et d’après l’article « amorti rapidement » – puisse en refroidir certains.

L’article conclut sur deux points sur lesquels nous devons peut-être réfléchir : le manque d’information diffusé vers les français d’une part, et la rigidité imposé au secteur de la construction d’autre part, qui freine cette évolution environnementale. Nous nous ferons un plaisir de participer à la discussion pour faire avancer le débat sur ces éléments.

Enfin, il semblerait qu’un « grand » du secteur ait déjà franchi un certain nombres d’étapes, comme nous l’apprend un article très documenté de la revue Challenges sur Saint-Gobain pour qui « Aujourd’hui, les produits visant à renforcer l’efficacité énergétique dans la construction représentent 32 % des ventes [… et] Saint-Gobain vise les 38 % en 2015. »

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