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Gare au gaspi dans les stations ferroviaires

pollution gare
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Le site ZeGreenweb.fr met à l’honneur les rails britanniques qui ont choisi de lancer « le chantier du plus grand pont solaire au monde », qui permet ainsi à la gare de Blackfriars de produire la moitié de ses besoins énergétiques et d’économiser 511 tonnes de CO2 rejetés chaque année dans l’atmosphère. Il est parallèlement intéressant d’étudier la vitesse à laquelle les gares françaises optent également pour de grands projets de réaménagement énergétiques avec des technologies évolutives.

La dernière réalisation française a concerné la gare Bellegarde TGV qui a opté pour un mix énergétique intéressant : un chauffage bioclimatique utilisant l’énergie solaire pour le chauffage l’hiver et des puits canadiens qui rafraîchissent l’air en été : « le site a été l’objet d’une réflexion poussée pour optimiser les processus d’échanges thermiques ». La facture énergétique a été diminuée de 40% afin de faire disparaitre 9000 kg de CO2 par an.

D’autres gares françaises apparaissent dans le 1er Bilan Carbone ©  ferroviaire global édité par la SNCF/RFF et l’Ademe. Ainsi , les gares de Besançon Franche-Comté TGV et Belfort-Montbéliard TGV ont été rénovées en respectant une Haute Qualité Environnementale (HQE) avec l’utilisation d’énergies renouvelables pour le confort thermique. Elles sont toutes deux équipées de dispositifs solaires-thermiques sur les toits, permettant la diffusion de chaleur vers les chauffes-eaux sanitaires (CES), mais aussi de panneaux ou membranes photovoltaïques permettant la réinjection d’électricité « verte » sur le réseau.

Des puits canadiens vont autoriser une moindre consommation d’énergie pour la régulation de la température à l’intérieur du bâtiment. La gare de Besançon Franche-Comté TGV sera principalement chauffée au bois; alors qu’à Belfort-Montbéliard TGV la géothermie va exploiter la chaleur du sous-sol.  Ces exemples montrent différents mix énergétiques, imaginés en fonction de la localité.

Par ailleurs, Réseau Ferré de France (RFF) s’est associé avec Eolfi pour produire de l’électricité verte avec leur société commune « AIREFSOL ENERGIES ». Une partie des 103 000 hectares, non exploités par l’activité ferroviaire, sera dédiée à l’installation de centrales de production d’électricité photovoltaïque. Le projet est impressionnant mais il transforme aussi le paysage de nos campagnes en miroirs géants sur des surfaces gigantesque!

Ces investissements avancent à grande vitesse au point que la 5ème édition de la Conférence Européenne du Solaire Thermique (ESTEC) se déroulera pour la première fois les 20 et 21 octobre prochains à Marseille au lieu de se tenir en Allemagne. L’un des principaux débats abordera la place du solaire thermique en Europe dans le mix énergétique. D’autres technologies émergent pour produire de l’électricité renouvelable, à base d’hydrogène par exemple. Il serait prudent de rénover avec mesure le parc de bâtiments publics, pour laisser l’innovation offrir des nouvelles solutions nationales, moins chères et pérennes.

Produire de l’électricité verte dans les gares qui alimentent les trains électriques donne du sens à ces investissements. Cela dit la part d’EnR dans le total de l’énergie consommée par les TGV est juste insignifiante au regard des sommes investies. Quelle est la pérennité de ces technologies implantées dans les gares sur plus de cinquante ans?

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