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Economie et climat, le lien est démontré

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Le changement climatique ne se contente pas de menacer toutes les espèces mais aussi les valeurs financières

Une nouvelle étude sérieuse publiée par « Nature Climate Change » a estimé l’impact financier d’une augmentation de la température de la planète de 2,5° d’ici 2100. Le montant est colossal avec près de $2500 Mds d’actifs qui pourraient fondre au soleil. Cette information a été reprise par de nombreux supports sur internet.

Autant dire que nous allons découvrir de nombreux partenaires, mobilisés par ce risque financier, rejoindre ceux qui sont motivés au départ par la baisse des émissions de gaz à effet de serre. L’étude conduite par le Pr Dietz précise que le montant des actifs menacés correspond à la moitié de la capitalisation totale du secteur des énergies fossiles.

Cette corrélation permet de calculer rapidement la variation des risques financiers en fonction de celle de la température. Ainsi, si le réchauffement de la planète était maintenu en dessous de 2°C, les pertes ne seraient que $1700Mds !

Mais, nous en sommes encore loin, puisque les engagements obtenus par la majorité des pays présents à la COP21 à Paris ne permettraient, s’ils étaient respectés, que de limiter la hausse à +2,7°C.

Des associations militantes poursuivent leur combat pour empêcher les géants pétroliers de se réunir pour pour alimenter leurs discussions sur la prospection off-shore. Mais, on peut imaginer que c’est un équilibre entre diminution de l’exploitation des énergies fossiles et augmentation des investissements de recherche dans le stockage de l’énergie électrique qui sera choisi. Les prix sont les meilleurs arbitres de l’économie de marché. Aucune entreprise ne peut produire  à perte sur le long terme et le prix de production des énergies renouvelables ne cesse de baisser.

La réunion des maires du monde mobilise les investissement vertueux et influence les Etats

Afin d’influencer les Etats qui avancent plus lentement que certains pourraient le souhaiter, le réseau international C40, “Cities Climate Leadership Group » fondé en 2005 par Ken Livingston, regroupe maintenant les maires de 83 grandes villes dans le monde qui pèsent un quart du PIB mondial et qui se sont engagées à réduire de 3 gigatonnes de CO2 leurs émissions d’ici 2030.
L’objectif de ce groupe est d’alimenter sans cesse une stratégie d’innovations pour réduire les émissions de carbone dans ; les transports (1300 bus électriques roulent à Shenzen), l’accès au financement, les énergies renouvelables et la croissance verte, entre autres.

Le président sortant du C40 est Eduardo Paes, le maire de Rio de Janeiro, qui semble souhaiter transmettre sa charge à la Maire de Paris. Madame Hidalgo a effectivement été approchée pour prendre la suite à la tête de cette organisation où l’on parle vingt six langues.
Il se trouve que la concentration urbaine touche tous les pays et les membres du C40 représentent plus de cinq cent millions d’habitants, soit la population d’un continent.

On peut imaginer que Madame Hidalgo voudra promouvoir les Velib et Autolib et bientot Motolib dans toutes les autres villes du monde. Pourra-t-elle convaincre aussi de fermer des artères commerçantes à la circulation dans les plus grandes villes.  Paris est-elle devenue un exemple avant-gardiste pour influencer le reste du monde?

 

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