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Atelier: Les énergies renouvelables dans le bâtiment #1

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Dans le cadre des ateliers mensuels organisés par Eden, l’atelier du 18 avril réunissait des professionnels autour du thème « Enjeux & défis des EnR dans le bâtiment ». Le cabinet d’études Carbone 4 et l’Union des Maisons Françaises révèlent dans cette 1ére vidéo les chiffres à date et partagent les enjeux à venir avec le très nombreux public dans ce café parisien.

Me. Thaima Samman a accepté de modérer les 90 minutes de débat. Jean Bergougnoux rappelle dans son introduction que la France a pris l’engagement d’avoir 20% d’énergies renouvelables dans son mis énergétique en 2020. Le Président de la République a donné des orientations pour réduire à 50% l’énergie nucléaire dans le mix électrique d’ici 2025.  A cet horizon, il serait évidemment indécent, pour une majorité de français, d’avoir davantage d’émissions de co2. Cela veut dire qu’il ne peut y avoir plus de 10% de thermiques à flammes brûlant du gaz. Il resterait donc 40% d’EnR pour produire de l’électricité. Il y aura environ 15% d’hydraulique. Il reste donc 25% d’EnR qui seront essentiellement de l’éolien et du photovoltaïque (avec un peu de l’énergie des mers). Le Pdt. de l’association conclut en soulignant que les bâtiments construits d’ici 2025 devront être adaptés à ce mix.
Benoit Lemaignan de Carbone 4 souligne à son tour que 50% de nucléaire est fondé sur une estimation de production de 500 tWh qui peut varier en fonction des besoins électriques en 2025. Mais le débat actuel sur la Transition Energétique défend une trajectoire de production dans la sobriété. Enfin, dans l’esprit du rapport Gallois sur la compétitivité de la France, si l’on arrive à réduire la part des énergies fossiles au bénéfice d’énergies renouvelables produites sur le territoire, l’impact positif sur la balance commerciale est indiscutable. Pour exemple, si l’on installait dans les 4 millions de foyers équipés de chaudière au fioul une Pompe à Chaleur Hybride, on réduirait la consommation de manière drastique! Voyez le tableau ci-dessous qui souligne bien la contribution en co2 des différentes énergies dans le cadre autorisé par l’annexe VIII de l’arrêté méthode de la RT2012 annulé par le conseil d’Etat le 24 avril dernier.
Enfin Jean-Jacques Barreau de l’UMF explique comment les maitres d’oeuvre atteignent les 10% de production EnR obligatoire dans un batiment BBC. « Quand on n’arrive pas à atteindre l’objectif de la RT2012 de 50kWhep/m2/an, on ajoute des panneaux photovoltaïques en n’oubliant jamais le plafond d’investissement possible pour nos clients qui peuvent abandonner le projet pour une variation du remboursement mensuel de 100 euros!
Carbone 4

Carbone 4

Lors du débat national sur la transition énergétique, le groupe de travail « Energies renouvelables » a rendu son rapport au Conseil national du débat (CNDTE) avec 60 mesures. Parmi elles, le groupe propose de fixer un nouvel objectif très ambitieux pour le photovoltaïque : atteindre 15 voire 25 GW au lieu de 5,4 GW attendus en 2020 ! Certaines portent sur l’ensemble des filières, comme la demande de simplification des procédures administratives (réclamée par l’éolien, le photovoltaïque ou la géothermie), le développement industriel ou le soutien accru dans les DOM. D’autres mesures sont plus spécifiques, portant sur des filières précises : là encore, le photovoltaïque est concerné avec le relèvement de l’éligibilité au tarif pour les installations d’une puissance inférieure ou égale à 250 kWc, jusqu’ici soumises à un système d’appel d’offres. Le rapport propose également le doublement du fonds Chaleur de l’Ademe ou la création d’un fonds de mobilisation de la biomasse (bois énergie). Sans surprise, le Syndicat des Energies Renouvelables s’est déclaré satisfait des mesures du rapport: « En premier lieu, il s’agit d’insuffler la dynamique nécessaire à l’atteinte des objectifs du paquet énergie-climat à l’horizon de 2020, qui nécessite encore un effort considérable pour développer la part des énergies renouvelables dans la consommation finale de 13,4 % (fin 2011) à 23 % (2020)« .

Je vous laisse écouter la vidéo de notre atelier et partager vos commentaires…

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1 commentaire

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  1. jmdesp dit :

    Et oui, sur l’utilisation de panneaux PV, pour « atteindre » les 50kWh, les panneaux vont produire en été et au printemps, pendant que le bâtiment a une consommation très réduite, mais n’auront aucun effet sur sa consommation en hiver. Donc leur impact sur les émission de CO2 sera nul, parce qu’ils produisent de l’énergie au moment où il n’y a pas d’émissions. On rentre peut-être dans les clous du calcul, mais d’un point de vue pratique ça n’a aucun sens, aucun intérêt.

    Enfin sur les 15/25 GW de PV, à nouveau il suffit de regarder l’Allemagne. Une quantité raisonnable de PV avait un effet positif pendant les mois d’été, ça effaçait la pointe de mi-journée, qui est principalement générée avec des moyens fossile. On peut se poser cependant des questions pour la France où à ces périodes le nucléaire suffit souvent à assurer la production. Mais depuis que le niveau de production est beaucoup plus élevé, on constate d’un coté que même avec de très gros moyens, on a toujours pas un impact significatif en hiver, et surtout la production est complétement perturbé en été, les moyens fossiles n’arrivant pas à réduire leur production assez vite et choisissant à la place d’exporter à l’étranger à très bas prix (ce qui est possible car le coût marginal du lignite allemand, c’est presque rien, surtout avec un marché carbone déprimé). Au total, l’impact sur le carbone est presque négatif car la production gaz a été sortie du marché, poussant le charbon.