En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour mesurer l'audience de notre site.
FERMER

Bruno Lechevin de l’Ademe voyait les freins de la reglementation

Par le |

Lors de l’atelier débat organisé en septembre 2013 par Equilibre des énergies sur le thème : « le bâtiment au coeur de la transition énergétique », Bruno Lechevin de l’Ademe et Jean Bergougnoux ont aussi répondu à des questions que nous n’avions pas publiées et qui sont toujours ancrées dans l’actualité. Les voici!

Jean Bergougnoux donne sa première réponse sur les CEE qui ont bien permis la promotion de matériaux de qualité. Mais il ajoute: « nous n’avons aucune assurance que tout soit mis en place de manière coordonnée et efficace. Il devrait y avoir une fonction d’accompagnement pour trouver les meilleures solutions. D’ailleurs, l’Ademe pourrait rédiger la fiche des performances des nouveaux radiateurs électriques afin qu’ils soient pris en compte dans les CEE… »

Une question rappelle l’importance des consommations d’électricité spécifique dans le tertiaire et la hausse des prix du forage pétrolier. Jean Bergougnoux répond que pour le pétrole, il y aura un problème de capacité et non pas de volumes. Le plus gros consommateur de pétrole est bien le transport. Alors que le bâtiment pèse environ 20% de la consommation de fuel, ce qui n’est pas négligeable. C’est là que les solutions de chaudières bi-énergies peuvent réduire la consommation de fuel dans la rénovation.

Bruno Lechevin pense de son côté qu’il faut imaginer une nouvelle approche du déplacement dans les villes. « Pour obtenir une adhésion du public dans un effort d’économie d’énergies ou d’investissement, il faut leur donner envie avec des projets concrets. Comme l’auto-partage qui est un vrai succès pour les jeunes. Le dilution des objectifs n’est pas une solution mais c’est pour cela qu’il faut sortir la V3 des CEE. » Justement, ils sont attendus un an plus tard…

Quel pourrait être le contenu du futur projet de loi de la Transition Energétique? Jean Bergougnoux pense qu’il doit y avoir des initiatives locales à prendre en compte avec les réalités nationales. Par exemple, les smartgrid dans les quartiers pourraient produire autant qu’ils consomment. Comment transformer cet équilibre local dans un format national? La décentralisation est essentielle.

Bruno Lechevin est en faveur de l’addition des solutions. Le débat national est dans les postures, les dogmes. Alors qu’en province, les acteurs sont dans l’action de la transition énergétique. Les territoires doivent être solidaires des décisions nationales dans un système global, dans leur montée en compétence comme dans la gestion des déchets, les réseaux de chaleur…

Voilà qui était dit et devrait s’appliquer cet automne!

PARTAGER CET ARTICLE

0 commentaire

Avant d'écrire un commentaire, merci de lire notre charte de modération. Votre commentaire sera publié après validation par notre équipe de modération.

Ajouter un commentaire

* Champs obligatoires