En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour mesurer l'audience de notre site.
FERMER

Brice Lalonde : « Pour le successeur de Nicolas Hulot la priorité est le changement climatique ! »

Par le |

Brice Lalonde sur France 24 dans le Débat avec Raphael Kahane

Le Président d’Équilibre des Énergies, Brice LALONDE, Ancien conseiller spécial au Pacte mondial des Nations Unies pour le Développement Durable et Ancien ministre de l’environnement était l’invité de Raphael KAHANE dans le Débat sur France 24  le 28 août 2018, aux côtés de Olga GIVERNET Députée LREM de l’Ain, Henri LANDES Directeur Général de la fondation Goodplanet et de Karima DELLI Eurodéputée EELV.

Extrait – Première intervention de Brice Lalonde :

Verbatims :
La démission de Nicolas Hulot est une très grave erreur car la planète a besoin de gens comme lui au Gouvernement, notamment pour inspirer les chefs d’Etats car le problème est international. Ce n’est pas simplement la France qui est responsable des émissions de gaz à effet de serre ; c’est plutôt la Chine ou les Etats-Unis. Nous avons besoin de leaders planétaires.

La deuxième chose est que Nicolas Hulot a fait du bon travail, entouré de ses Secrétaires d’Etat. Afin de mettre en route une réelle transition, il faut une année pour bien préparer les choses. Pour un ministre, il faut au moins cinq ans pour vraiment changer les choses.

La grande difficulté de Nicolas Hulot vient du fait que son Ministère s’appelait « Transition écologique et solidaire », ce qui signifie que nous n’avons pas d’images de la société de demain. On ne sait pas ce qu’il faut faire, et c’est là le grand malentendu.

Si nous prenons l’exemple du nucléaire ; il faut cesser de vouloir fermer les centrales si nous souhaitons combattre le dérèglement climatique car nous avons besoin du nucléaire encore un certain temps. Le réel problème est le gaz naturel et le pétrole. Bien sûr, il y a beaucoup de problèmes dans le nucléaire, c’est évident. Mais la vraie question est : « par quoi on commence ? ». Quand on considère que la priorité des priorités est le dérèglement climatique, il est nécessaire de mettre en place une feuille de route afin de cibler ses priorités.

Extrait – Deuxième intervention de Brice Lalonde :

Verbatims :
Est-ce que, sur le cas du glyphosate, Nicolas Hulot a obtenu le mieux qu’il pouvait ?

Nicolas Hulot a bien travaillé car il fallait convaincre 28 Ministres de l’agriculture, y compris le ministre français. C’était un combat difficile mais il a réussi à trouver un compromis, ce qui pour moi, est remarquable.

Cela dit, La République en Marche ! (LREM) n’a pas suffisamment aidé Nicolas Hulot dans sa démarche. Un Ministre d’une transition écologique est animé par une ambition inouïe et a besoin d’un parti politique pour le soutenir. Or, LREM ne s’est pas montrée suffisamment présente pour l’aider.

A propos du glyphosate, nous avons aujourd’hui 150 000 produits chimiques sur le marché européen, dont certains sont beaucoup plus dangereux. LREM, avec Nicolas Hulot, aurait dû mettre en place une initiative permettant de lister tous ces produits. Nous avons aujourd’hui une législation qui regarde les produits avant qu’ils ne soient mis sur le marché, mais il faut regarder ce qu’il y a déjà dans l’environnement. Sur cette question, le Gouvernement s’en est remis à la Commission européenne, il n’a pas considéré que la lutte contre la pollution chimique était une priorité.

Finalement, à quoi sert un parti politique ? Il sert à prendre des initiatives ; et dans le domaine de l’environnement il fallait en faire plus.

Extrait – Troisième intervention de Brice Lalonde :

Verbatims :
Ce qui est préoccupant chez les écologistes, c’est cette tendance à se lamenter et à estimer que « l’on ne peut rien faire », notamment avec la présence des lobbies.

Or, on observe un très grand changement  depuis 20 ans ou 30 ans dans l’écologie. L’écologisation est en train de se faire. Aujourd’hui, le dérèglement climatique est la priorité des priorités et malheureusement le logiciel de l’écologie date encore des années 1970 et se trompe d’adversaire. L’adversaire numéro un, c’est le pétrole.

PARTAGER CET ARTICLE

0 commentaire

Avant d'écrire un commentaire, merci de lire notre charte de modération. Votre commentaire sera publié après validation par notre équipe de modération.

Ajouter un commentaire

* Champs obligatoires