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La chaleur résiduelle n’est pas fatale : Sønderborg en route vers la neutralité carbone

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L’Union européenne génère environ 2 860 TWh de chaleur résiduelle par an, plus que les besoins en énergie primaire de la France (2 482 TWh en 2022). Cette chaleur ne doit pas être considérée comme une consommation fatale, une grande partie peut être réutilisée. Avec son Projet Zéro, Sønderborg, ville danoise de 75 000 habitants, montre la voie à suivre et vise la neutralité carbone dès 2029.

L’Europe s’est donné des défis audacieux : -55 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et la neutralité carbone d’ici 2050. Les villes, qui consomment les deux tiers de l’énergie en Europe, ont un rôle clé à jouer. Sønderborg, avec son Projet Zéro, trace la voie : objectif 2029, la neutralité carbone est à portée. Pas de fiction, les technologies existent. La chaleur et le froid jouent un rôle clé, ils représentent la moitié de la consommation totale d’énergie finale en Europe et reposent encore principalement sur les énergies fossiles.
Ville de 75 000 habitants dans le sud du Danemark, près de la frontière allemande, Sønderborg fait ainsi figure de pionnière. Grâce à un partenariat public-privé et à l’engagement local, la ville a déjà réduit ses émissions de 57 % depuis 2007, année de lancement du Projet Zéro.

Une source d’inspiration pour la France ?

En 2007, Sønderborg s’est lancée dans une entreprise audacieuse avec un plan climatique visant la neutralité carbone d’ici 2029. À l’époque, c’était une exception, mais aujourd’hui, toutes les villes danoises ont embrassé cette vision et l’Europe suit le mouvement. Par exemple, la directive européenne sur l’efficacité énergétique impose désormais la planification énergétique (chaud et froid) pour les villes de plus de 45 000 habitants. En France, l’obligation d’établir un plan climat-air-énergie territorial (PCAET) est en place pour les intercommunalités de plus de 20 000 habitants et l’association européenne EnergyCities a révélé que de nombreuses municipalités françaises ont pris l’initiative d’élaborer des plans énergétiques volontaires. Les fondations sont donc posées, mais comment passer à l’action de manière pragmatique, offrant des avantages tangibles aux citoyens et à l’environnement ? La réponse pourrait bien être la clé d’une transition énergétique réussie et dynamique.

Moins – Mieux – Malin !

Le Projet Zéro n’est pas un exercice théorique. Il repose sur des bases solides et concrètes avec son schéma directeur 2029 dont chaque étape est réfléchie et scrutée avec vigilance. Trois piliers guident cette aventure : « Réduire, Réutiliser, Ressourcer ».

  • « Réduire » implique efficacité énergétique, telle que la permet l’électrification du chauffage, des transports et d’autres processus gourmands en énergies fossiles ;
  • « Réutiliser » n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Un réseau énergétique interconnecté exploite la chaleur résiduelle, par exemple celle en provenant des entreprises, visant à couvrir 40 % de la chaleur urbaine de ce surplus.
  • « Ressourcer », enfin, correspond à fournir une électricité verte et compétitive, basée sur les principes de l’efficacité énergétique.

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