En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour mesurer l'audience de notre site.
FERMER

Le chauffage électrique aujourd’hui et demain #2

Par le |

Equilibre des énergies organisait son premier atelier-débat le 21 mars dernier en invitant un large public engagé sur le terrain de la transition énergétique. Les médias, dont les twittos, étaient au rendez-vous des questions posées aux membres de notre association. Les désaccords se sont exprimés aussi dans l’esprit des débats ouverts qui animent Eden depuis bientôt deux ans. Un professionnel d’un bureau thermique demande aux intervenants de l’atelier : comment installer du chauffage électrique dans une maison BBC avec la limite de 50 kWh/ep/m2/an? M. Biziot poursuit son interrogation en signalant le peu de visibilité des nouvelles technologies de chauffage électrique, notamment la détection de presence ou l’ouverture de fenêtre dans une pièce, et se demande comment les prendre en compte dans la RT2012? M. Bergougnoux lui répond en confirmant le besoin d’informations des professionnels sur ces émetteurs réglés à 0,1° près. Mais le Président reconnait la nécessité de réaliser de lourds investissements d’isolation pour integrer un chauffage électrique décentralisé dans des bâtiments, surtout situés au dessus de la Loire. Alors qu’en dépensant un montant raisonnable, avec un ensemble bâti plus appareils électriques, on arrive à une solution compétitive avec d’autres solutions carbonées. Je vous invite à écouter la réponse du président Bergougnoux dans ce court podcast, alors que notre deuxième atelier-débat se tiendra ce jeudi 18 à 8H30 chez Waknine à Paris, autour du thème : « Enjeux & Défis des EnR dans le bâtiment »…

PARTAGER CET ARTICLE

7 commentaires

Avant d'écrire un commentaire, merci de lire notre charte de modération. Votre commentaire sera publié après validation par notre équipe de modération.

Ajouter un commentaire

* Champs obligatoires

 

  1. Chelya dit :

    Si vous commencez à croire tout ce que la presse française raconte on en a pas fini… Je vous conseille plutôt les revues professionnelles internationales pour ça.

    Excusez moi mais c’est vous même qui avait amené sur la table EDF à votre post précédent ! Je ne fais simplement que vous dire que le mix électrique d’un fournisseur, fusse-t-il EDF peut changer radicalement au cours des décennies de vie d’un bâtiment. Surtout quand la situation politique au Sahel montre la fragilité de l’approvisionnement en uranium : rien ne peut garantir le contenu carbone de l’électricité dans le temps.

    Par rapport à la progression des EnR c’est au contraire une justification très forte de se baser sur la physique (le contenu en énergie primaire) et non sur les négociations sur le contenu carbone entre les fournisseurs d’électricité et l’administration. Il est nécessaire de brûler 3 fois plus de biomasse si l’on chauffe à l’électrique que si l’on chauffe directement sans. Ca me parait au contraire beaucoup plus intelligent d’utiliser directement du biométhane pour le chauffage, l’eau chaude ou le transport, plutôt que d’en gaspiller les deux tiers en causant de la pollution thermique qui détruit des biotopes entiers à chaque canicule…

    Quant au BBC il est au contraire très peu isolé quand on compare avec le label passif… Surtout quand on voit qu’n Belgique le passif coute moins cher à construire que le BBC en France ! On voit d’ailleurs là aussi le problème qu’il y a à laisser les fournisseurs de gaz et d’électricité influer sur la réglementation puisque c’est suite aux négociations avec eux qu’il a été décidé que les futurs propriétaires n’auront pas droit à une isolation correcte.

  2. Bertrand dit :

    Chelya, mon commentaire sur l’Allemagne repose sur des articles parus dans la presse. Le prix du kWh électrique est le double de celui de la France. Je ne vois pas pourquoi vous semblez obstinée sur EDF et son avenir? Notre point de vue semble rejoindre le votre, la maison BEPOS est tres bien isolée, comme la BBC, et nous ne souhaitons rien d’autres. Apres, les énergies renouvelables fourniront de plus en plus d’électricité dans les 20 prochaines années, autant l’utiliser pour chauffer l’eau, ventiler la maison et recharger la voiture électrique… plutôt que d’utiliser du gaz comme d’autres le souhaiteraient!

  3. Chelya dit :

    Votre commentaire sur l’Allemagne montre une très mauvaise connaissance de ce qui se passe dans le pays AMHA mais ce n’est pas le sujet.

    Par rapport à ce que vous dites sur l’électricité en France, je voudrais vous rappelez que nous sommes plus dans les année 80 :

    1) EDF n’a plus le monopole de l’électricité en France donc les consommateurs sont (heureusement!) libres de choisir d’être livré par une autre entreprise qu’EDF qui pourra avoir un bilan carbone supérieur (eg GDF SUEZ) ou inférieur (eg Enercoop).

    2) EDF ce n’est pas « nous », c’est une société anonyme qui prend des décisions en fonction de son cours de bourse. On voit d’ailleurs aujourd’hui que l’état n’est pour l’instant pas capable d’imposer quoique ce soit sur le mix énergétique d’EDF (eg : fermeture de Fessenheim). Rien ne dit que d’ici EDF ne va pas remplacer ses centrales nucléaires vieillisantes par des productions carbonée, ou même qu’EDF continuera à exister dans 10, 20 ou 30 ans…

    D’ailleurs en plus du côté compliqué (et donc couteux en temps et en argent!), de devoir faire des études avec des émissions de CO2 qui changeraient tous les 4 matins en fonction des décisions des fournisseurs d’électricité, il y a aussi un danger très clair sur l’avenir des bâtiments. Quand on construit une maison c’est quand même dans l’optique de durer plus longtemps que la durée de vie des équipements industriels des fournisseurs d’électricité ; ce n’est pas rare d’avoir des maisons qui se transmettent de générations en générations… Dans ces conditions vouloir priver les locataires d’un droit à l’isolation uniquement sur la base de ces éléments me parait court-termiste et vecteur de frais de rénovation très importants dans le futur. Quand on commence un travail autant le faire bien tout de suite plutôt que de le faire à moitié et que ça nous coute deux fois plus cher à corriger.

  4. Bertrand dit :

    Oui mais soyons precis pour le cas de la France : à la page 12 du rapport PWC que vous citez, on peut lire que EDF est le 1er producteur d’énergie en Europe avec 20% de part de marché et l’une des quatre entreprises qui émet le moins de co2 (Companies whose carbon factor falls below the average, mainly due to a greater share of hydroelectric and nuclear power generation, are the following: Statkraft, Fortum, EDF, British Energy, PVO, Verbund, Iberdrola and Electrabel.). Notre sujet est donc de continuer ainsi, en augmentant la part d’électricité décarbonée produite par les énergies renouvelables. Contrairement aux Allemands qui exploitent à nouveau leurs mines de charbon et importent du gaz de Russie pour produire de l’électricité et qui payent leur kWh le double des français!

  5. Chelya dit :

    Si on compare les émissions des fournisseurs d’électricité en Europe ), on voit qu’un fournisseur d’électricité peut avoir des émissions jusqu’à plus de 3 fois les émissions de gaz dont vous parlez pour le gaz tout comme d’autres ont trois fois moins ! On voit tout le problème de mettre en place un système aussi compliqué : la qualité de l’isolation auquel aurait droit un locataire serait alors directement tributaire des choix d’entreprises de l’énergie cotés en bourse et des négociations qu’elles auraient avec l’administration.

  6. Bertrand dit :

    @Chelia, je comprends que vous le voyez mal et justement l’Ademe a travaillé pour trouver une méthode. Cette méthode, dite « méthode saisonnalisée par usage » a été mise au point par l’Ademe en 2005, puis remise à jour en 2012 dans le cadre d’un Groupe de Travail piloté par l’Ademe et associant les principales parties prenantes, dont EDF, GDF Suez, RTE, Eon, DGEC, Citepa, …
    Elle a permis en février 2012 d’aboutir à un consensus : la base Carbone de l’Ademe, accessible sur Internet, qui publie les valeurs à retenir pour les différents usages de l’électricité en France, en grammes équivalent CO2/kWh, en émissions directes seules et en cumulant les émissions directes et indirectes.
    Ils constatent que le kWh électrique, quel que soit son usage, émet moins de Gaz à Effet de Serre que le kWh gaz et fioul : en particulier le contenu CO2 du chauffage gaz figurant actuellement dans le Base Carbone est de 234g équivalent CO2/kWh PCI[1] et celui du fioul est supérieur à 300 g/kWh (émissions directes + indirectes). Tout le monde peut ouvrir un compte sur http://www.basecarbone.fr/ pour visualiser les résultats publiés par l’agence de l’environnement…

  7. Chelya dit :

    Le chauffage électrique n’est pas une solution décarbonée à moins que le fournisseur d’électricité choisi par l’occupant ait une offre d’électricité décarbonée… et ce pendant toute une durée de vie des bâtiments ! A moins de passer une loi qui interdit à un fournisseur d’électricité de faire des offres commerciales en France s’il achète d’électricité à des centrales électriques à énergie fossile, je vois mal comment on pourrait garantir le contenu carbone d’un chauffage électrique…