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Il n’a jamais été aussi simple de se déplacer en voiture électrique sur autoroute

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Le secteur des transports représente près du tiers des émissions de gaz à effet de serre de la France, dont 94 % proviennent de la route et plus de 25 % de l’autoroute, cette dernière concentrant le quart des distances parcourues, bien qu’elle ne représente que 1 % du linéaire routier français, soit 12 000 km.

C’est également le seul secteur dont les émissions n’ont pas baissé depuis 1990. Même en augmentant significativement le report modal, l’utilisation des transports en commun et la part du fret ferroviaire, la route restera le principal mode de transport jusqu’en 2050. Pour atteindre les objectifs climatiques, fixés par l’accord de Paris de 2015, il est donc indispensable de décarboner les mobilités routières.
C’est en ce sens que VINCI Autoroutes s’est résolument engagé à contribuer activement à la réduction des émissions des usagers de l’autoroute. Le développement du véhicule électrique léger est essentiel pour atteindre cet objectif. Pour ce faire, il est primordial de pouvoir proposer aux utilisateurs de voitures électriques un réseau dense de points de charge ultrarapide pour se recharger le temps d’une pause, soit 30 minutes environ, et ce à un tarif comparable au plein d’essence. Cette condition permet non seulement de rassurer les automobilistes envisageant de passer à l’électrique mais également de conserver l’avance pour accompagner une telle mutation des pratiques.
Depuis 2023, les 180 aires de services VINCI Autoroutes sont toutes équipées en stations de recharge. Si l’on ajoute les bornes déployées sur les aires de repos et les parkings de covoiturage présents à proximité du réseau VINCI Autoroutes, ce sont près de 2 000 bornes de recharges rapides et ultrarapides qui sont aujourd’hui disponibles. Un tel déploiement, réalisé en un temps record, a été possible grâce à la mobilisation de tous les acteurs – gestionnaires de réseaux électriques, pétroliers, opérateurs de bornes, gestionnaires d’infrastructures – et aux mesures prises par le gouvernement français et par l’Europe : prise en charge de 75 % des coûts de raccordement aux réseaux électriques via le mécanisme du TURPE, possibilité de signer des contrats de sous-concession dépassant le terme des concessions autoroutières, attribution de subventions dans le cadre du plan « France relance » et des appels à projet de l’ADEME, programme de subventions européen Connecting European Facilities pour équiper les principaux corridors routiers transeuropéens.

Aire de Limours Briis-sous-Forge.
©J.P. Moulet

100 % des aires équipées en bornes rapides

Il n’a jamais été aussi simple de circuler en véhicule électrique sur autoroute. Il est désormais possible de se recharger avec des stations ultra-rapides sur 100 % des aires de service. Des stations sont présentes tous les 50 km, avec l’assurance de trouver une borne disponible et donc sans attendre.
Ces infrastructures vont de pair avec des services dédiés : grâce à ULYS, il est possible de géolocaliser les bornes sur son trajet et leur disponibilité en temps réel, de disposer d’un pass électrique universel pour se recharger partout en France – bientôt en Europe – et de bénéficier de tarifs réduits sur certaines bornes.
Les jours de fort trafic, en particulier cet été, sur les principales stations du réseau VINCI Autoroutes, nos équipiers Gilets bleus guident les usagers pendant leur recharge, répondent aux questions et gèrent les flux de véhicules, pour que l’expérience électrique soit la plus sereine possible.
Cependant, le parc de véhicules électriques en circulation augmente rapidement. Ainsi selon les estimations, le nombre de bornes disponibles sur les grands axes, comme les autoroutes A7, A8, A9, A10 ou A11, devra rapidement être augmenté pour répondre aux pics de demandes, lors des grands départs en vacances notamment. VINCI Autoroutes a donc décidé dès à présent de densifier l’offre disponible sur son réseau pour continuer à proposer aux usagers électriques une expérience pleinement satisfaisante. Cela passe par l’augmentation du nombre de bornes en service sur certaines aires, en fonction des renouvellements de contrats à venir, et par le déploiement de nouvelles stations de recharge sur des aires de repos. Des appels d’offres ont ainsi été lancés pour équiper une quarantaine d’aires situées sur les axes les plus circulés : 12 stations ont été mises en service dès cet été avec 122 points de charge disponibles et au total plus de 400 points de charge seront installés d’ici la fin de l’année 2025. Ce renforcement viendra densifier l’offre et assurer un dimensionnement suffisant pour les années à venir.

Vue aérienne de l’aire de Mornas Village – A7.
©Photothèque VINCI Autoroutes / JP. Moulet

Les défis à venir

À horizon 2035, VINCI Autoroutes estime que les aires devront être équipées en moyenne d’environ 60 à 70 points de recharge, ce chiffre pouvant dépasser 180 pour les aires les plus fréquentées. Cela revient à multiplier par 6 les infrastructures existantes, soit un véritable changement de paradigme et un défi opérationnel qui pose également la question du financement de tels investissements. Les puissances de raccordement au réseau électrique requises seront également massives : 8 à 9 MW en moyenne par aire, soit l’équivalent de l’alimentation de 1 000 foyers, et jusqu’à 30 MW pour les plus importantes, soit la puissance de raccordement électrique de l’aéroport d’Orly. Selon les estimations de VINCI Autoroutes, ces travaux représentent une enveloppe comprise entre 4 et 5 milliards d’euros.
Les investissements nécessaires à la réalisation de cet immense défi collectif sont donc très importants et doivent être anticipés à grande échelle. Cela suppose notamment l’élaboration d’un schéma directeur de la recharge sur le réseau routier national, complémentaire aux schémas directeurs des collectivités qui répondent aux besoins de recharge publique en local. Une stratégie claire et une politique volontariste des pouvoirs publics sont indispensables pour financer et mener à bien cette transformation. Enfin, il est anticipé qu’environ la moitié des investissements nécessite un soutien, estimé à 2 milliards d’euros. Ce dispositif pourrait être financé par les contrats de concession autoroutière sur le modèle du principe pollueur-payeur, puisqu’essentiellement acquitté à ce jour par des véhicules thermiques : elles pourraient par exemple financer les investissements d’aménagement des aires et de raccordement au réseau électrique, les opérateurs ne supportant que le coût des bornes et de l’exploitation, à un tarif acceptable pour les usagers, tout en évitant d’avoir recours à la dépense publique. Conscient du chemin qu’il reste à parcourir, VINCI Autoroutes s’engage à tout mettre en œuvre pour que voyager en électrique soit aussi facile qu’en thermique, les émissions de CO2 en moins et le silence en plus.

Louis Du Pasquier
Louis Du Pasquier
directeur des mobilités décarbonées, VINCI Autoroutes
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