En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour mesurer l'audience de notre site.
FERMER

Les freins des Français à la réduction de la consommation énergétique

financement travaux
Par le |

93 % des Français sont maintenant sensibles au niveau de consommation énergétique de leur logement selon les dernières enquêtes. Les propriétaires comme les locataires, surtout de maison individuelle, se sentent concernés et tous ont pris conscience des enjeux environnementaux mais aussi de leur capacité de financement. Ils pensent que les éco-artisans ne maitrisent pas assez les enjeux thermiques pour réaliser des rénovations pérennes. Trop de nouveautés et pas assez de recul?

En revanche, les classes moyennes et superieures se penchent sur Internet, 57% des français, pour trouver des réponses à leurs questions sur l’efficacité énergétique. Les autres consultent ADIL, Points Infos-Familles ou mairies. Ces ménages se sentent plus concernés, réaction un peu paradoxale, car ce ne sont pas eux qui souffrent de la précarité énergétique. Si beaucoup comprennent que les prix de l’énergie vont continuer d’augmenter dans les années à venir, 60 % des ménages freinent des deux pieds pour investir dans la rénovation devant le manque de garanties sur le retour sur investissement (37 %) et la qualité de la réalisation des travaux (29 %). Ce résultat malheureux est pourtant fondé sur les centaines d’articles qui expliquent que les professionnels du bâtiment manquent cruellement de formation pour savoir proposer des choix équilibrés et pérennes dans les matériaux d’isolation et les système thermiques. Les artisans devraient-ils suivre les cours du soir pour devenir ingénieur des arts et métiers?

Les deux tiers de ces ménages attendent des aides financières et n’évoquent pas la garantie des labels ou une certification reconnue comme garantie de qualité ? C’est pourquoi 62 % des propriétaires déclarent ne pas penser à réaliser des travaux dans l’avenir, et ce taux monte à 91 % chez les locataires! L’effet des crises surement, et du manque de visibilité de l’amélioration du pouvoir d’achat.

En revanche, les comportements qui ne coutent rien prennent le pas. Ainsi, 82% éteignent la lumière dans les pièces inoccupées, préférent les douches aux bains (79 %), déconnectent les chargeurs de téléphone (61 %) ou encore s’équipent de lampes basse consommation (59 %). Autant de gestes qui sont peu à peu devenus des réflexes quotidiens. Ces résultats confirment d’ailleurs ceux d’OpinionWay-Sofinco.

Enfin, une lueur d’espoir dans ce constat décevant,  la notion de valorisation d’un bien immobilier (valeur verte) commence à émerger, meme si elle n’est pas aujourd’hui un élément déclencheur de rénovations. Alors, une piste à suivre serait de proposer un dispositif mêlant incitations et contraintes pour améliorer la performance énergétique des logements. Les sondés ne seraient pas contre…mais les prochains gouvernements l’adopteront-ils? Les mesures permettant de réduire les factures des entreprises comme des ménages ont largement été évoquées autour de tables rondes l’hiver dernier. Elle sont développées dans cet article.

PARTAGER CET ARTICLE

2 commentaires

Avant d'écrire un commentaire, merci de lire notre charte de modération. Votre commentaire sera publié après validation par notre équipe de modération.

Ajouter un commentaire

* Champs obligatoires

 

  1. Bertrand dit :

    Merci Henri pour ces précisions qui montrent l’enjeu des professionnels à travailler en équipe avec des expertises complémentaires.

  2. SCHMITT dit :

    A chacun son métier!
    Les éco-artisans sont certes de bons professionnels pour la mise en oeuvre des matériaux participant à l’amélioration de l’isolation du bâti et concourant à une réduction de la facture énergétique.
    Encore faut-il que ce professionnel puisse proposer au demandeur( propriétaire ou locataire de maison individuelle) la bonne option résultant du bilan thermique calculé à l’aide d’une méthode d’évaluation avec l’outil adapté (logiciel agréé par les pouvoirs publics méthode 3CL ,Th-C-E ex notamment).
    Ce moteur de calcul n’est pas à la portée de tout professionnel qui n’a pas reçu une formation de thermicien, ayant une maîtrise du bâti existant sur lequel on pourra « greffer » des matériaux nouveaux associés à des équipements de production plus performants.
    Le maître d’ouvrage projetant la rénovation de sa maison optimisera son projet en associant l’entrepreneur et un expert thermicien certifié. Cet expert rénovation énergétique titulaire d’un certicat de qualification délivré à l’issue d’un examen, conduit par un Organisme de Certification et dont le programme est agréé par les pouvoirs publics, me semble être le bon interlocuteur incontournable conduisant à la réalisation d’un projet optimisé.
    Cet expert pourra également conseiller le maître d’ouvrage – financement du projet et aides potentilles, optimisation de phases de travaux, gains sur les consommations intégrant comportement et usages.
    Certes l’expert génèrera un léger surcoût, rapidement amorti car le projet est optimisé est encadré.
    Dans le collectif, du fait de l’ampleur et de la taille du projet, le maître d’ouvrage associe d’emblée les divers professionnels (architecte BET Experts rénovations….)